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Plan Communal de Développement de la Nature

Plan Communal de Développement de la Nature

 

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pcdn@liege.be

Avons-nous déjà bien observé notre ville ? Nous vivons et circulons dans notre ville, mais nous n’avons probablement pas toujours conscience de la richesse biologique et paysagère qui nous entoure…
Liège est dotée d’un patrimoine naturel et paysager de qualité, avec ses terrasses verdoyantes (Citadelle, Cointe, …), ses collines ( Jupille, …), ses domaines et massifs boisés (le domaine du Sart-Tilman, Fayen-Bois, le bois des Carmélites, la Chartreuse, …), ses rivières (Meuse, Ourthe, Vesdre) et nombreuses mares et ruisseaux, ses vergers (Favechamps, Citadelle, …), ses terrils, ses nombreux parcs et jardins, ...

Le patrimoine naturel de Liège est riche … mais fragile !

Il mérite d’être préservé et mis en valeur !
Découvrir, préserver, restaurer la nature qui nous entoure, améliorer notre cadre de vie : voici les objectifs du PCDN !

PCDN : qu’est – ce que c’est ?

PCDN ou Plan Communal de Développement de la Nature est un projet à moyen et à long terme qui a pour but de préserver et améliorer la biodiversité (végétaux, animaux, milieux) ainsi que le patrimoine paysager tout en respectant le développement économique et social des habitants.
Le PCDN associe tous les acteurs locaux concernés et se base sur un partenariat dynamique et le plus ouvert possible.
Il essaie de préserver, conserver voire restaurer le réseau écologique.

Le réseau écologique

Au même titre que l’homme, les animaux et les végétaux sont en relation avec leur milieu. Celui - ci leur fournit un habitat et les ressources nécessaires pour répondre à leurs besoins fondamentaux et assurer leur survie à long terme. Il est donc important de conserver et d’améliorer la qualité de ces milieux afin d’y préserver et accroître la diversité biologique. C’est ainsi qu’on a créé les réserves naturelles.
On a rapidement constaté que malgré la mise en réserve naturelle de sites riches en biodiversité, celle – ci diminuait toujours. Pour vivre et survivre, les espèces ont besoin de pouvoir accomplir l’ensemble de leur cycle de vie (se loger, se nourrir, se reproduire, se déplacer, …). Les réserves naturelles sont des zones noyaux importantes pour la biodiversité, mais seules et isolées, elles ne peuvent résoudre le problème global de la conservation de la nature. Les échanges et déplacements dans la nature sont essentiels à la survie des espèces. Il est donc indispensable de conserver ou de recréer les liens entre les différents milieux, c’est-à-dire d’assurer la constitution d’un réseau écologique.
En effet, dans nos régions, les milieux susceptibles d’accueillir la vie sauvage sont de plus en plus morcelés, éloignés les uns des autres et séparés par diverses « barrières » qui limitent les possibilités d’échanges et de déplacements des espèces.
Le réseau écologique est divisé en trois types d’espaces particuliers :

  1. Les zones centrales

    Ce sont les zones de grand intérêt écologique. La conservation de la nature et des espèces animales et végétales y est prioritaire. Ce sont, par exemple, les réserves naturelles, certaines forêts, …
    A Liège, quelques exemples de zones centrales, sont le domaine du Sart-Tilman et plusieurs terrils (Sainte-Walburge, Thier à Liège,... )
  2. Les zones de développement

    Ce sont des espaces possédant un potentiel écologique important, mais qui en raison de leur gestion actuelle, n'est pas (suffisamment) valorisé. Une meilleure gestion de ces espaces pourrait contribuer à améliorer la qualité de vie des espèces animales et végétales qui y ont élu domicile et ainsi augmenter leur nombre et leur diversité. Ces zones peuvent aussi jouer le rôle de tampon entre et autour des zones centrales. Il s’agit de zones agricoles, résidentielles, de friches, de parcs …
    Les différentes zones de développement de Liège sont par exemple : le domaine de la Chartreuse, les Coteaux de la Citadelle et les zones bocagères de Jupille.
  3. Les zones de liaison ou maillage écologique

    Ce sont tous les éléments de liaison ou relais entre les zones centrales et/ou de développement. Les parcs, les bords de route, les allées, les mares, les haies et jardins (lorsque ceux-ci « ouvrent leur porte » à la
    nature) sont autant d’éléments reliant les espaces naturels de plus grande ampleur.
    Les zones de liaison sont nombreuses et dispersées sur le territoire communal : alignements d’arbres, haies, jardins privés, parcs urbains,...

Pas à pas

  1. En 1995, c’est l’Année Européenne de la Conservation de la Nature (AECN). A cette occasion et suite aux « contrats biodiversité », la Région wallonne lance un appel aux communes afin d’élaborer un projet de préservation des espèces animales et végétales sur leur territoire. Vingt et une premières communes, dont Liège, sont sélectionnées pour démarrer un Plan Communal de Développement de la Nature. En 2004, une cinquantaine de communes ont un PCDN.
  2. Liège s’est ainsi lancé dans la grande aventure. La première étape a consisté à rassembler un partenariat de départ composé de représentants d’associations de défense de la nature, de comités de quartier, d’enseignants, de représentants de l’Echevinat de l’Environnement et de la Région wallonne et de particuliers ... et à prendre connaissance des préoccupations de chacun. En parallèle, le Centre Environnement de l’Université de Liège a réalisé une évaluation de l’état de la biodiversité sur le territoire communal. Cet inventaire recense les zones riches en biodiversité qui sont à préserver, mais aussi les zones où la structure du réseau écologique est faible et donc à améliorer.
  3. Sur base de cet inventaire, un programme d’action a été mis sur pied. La Plan a été adopté et signé par le Conseil Communal en janvier 1998. Depuis, de nombreux autres projets ont vu le jour et sont en cours de réalisation.

 

Points forts

  1. Nature

    Il s’agit de favoriser la conservation et la restauration d’un réseau écologique, reliant les zones d’intérêt biologique aujourd’hui isolées. Cela peut se faire au moyen de haies, d’arbres, de jardins « nature – admise », de mares, … donc de milieux favorables à la vie sauvage.
  2. Partenariat

    Le PCDN est ouvert à tous et continue à s’agrandir tous les jours. Toute personne, à titre privé ou représentant une association, un quartier, une activité est la bienvenue, pour autant qu’elle soit animée d’une motivation positive et constructive axée sur le patrimoine naturel et paysager.
    Chacun peut s’exprimer, apporter sa réflexion sur la nature, émettre ses idées de projets, proposer sa collaboration et aussi mettre la main à la pâte ! C’est un réseau humain d’interactions où la pluridisciplinarité, la confrontation des points de vue et méthodes suscitent l’émergence de divers projets.
  3. Long terme

    Après avoir réalisé un projet, il faut en assurer le suivi, la préservation et l’amélioration dans le temps. Le PCDN vise également une prise de conscience de l’importance de préserver notre patrimoine naturel et le changement de mentalité est un processus à long terme. Ces projets s’inscrivent dans un esprit de développement durable !
  4. Dynamique vivante

    Le PCDN n’est pas un programme fixé : tout nouveau projet « nature » peut être proposé et recevra un soutien s’il rentre dans la philosophie et les objectifs du PCDN. Quant au partenariat, il est lui – aussi en continuel mouvement.

 

 

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