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Présentation du quartier de Sainte-Marguerite

Présentation du quartier de Sainte-Marguerite

 

  • Un quartier lié à l'histoire de Liège

Le quartier de Sainte-Marguerite trouve son identité dans celle de faubourg majeur de Liège. Ce dernier s'est développé, à partir du XIXème siècle, autour de l'axe Sainte-Marguerite/Saint-Séverin. Ainsi, le quartier est un témoignage vivant de l'histoire populaire de Liège ainsi que de son évolution.

De cet héritage, Sainte-Marguerite a conservé sa vocation de porte de la ville et de quartier d'accueil, de laquelle découle une large diversité socioculturelle. Nombre d'habitants du quartier désignent aujourd'hui cette spécificité comme une richesse. Aujourd'hui, Sainte-Marguerite a conservé cette identité de faubourg et sa structure d'origine.

Sainte-Marguerite bénéfice d'une grande richesse patrimoniale :

la Légia, cours d'eau symbole de l'ancienne prospérité du quartier ;

les portes et murailles, dont témoigne encore la rue des remparts par exemple, rappelant la fonction de porte de la ville ;

plusieurs édifices religieux comme Sainte-Croix ou Saint-Martin ;

un habitat riche et diversifié car nous sommes en présence d'un quartier ouvrier mais également commerçant et bourgeois.

 

  • Une situation mal aisée

La réalisation de la voie rapide, en 1975, a isolé le quartier et a coupé ses liaisons avec les quartiers voisins les plus proches (le centre ville, Saint-Laurent, etc.). Cet effet de rupture semble renforcé par la colline de Naimette - Xhovémont. Ainsi, le site de Sainte-Marguerite, au départ favorable à son développement, se révèle aujourd'hui une contrainte.

En effet, si sa localisation en bordure du centre ville (on parle de localisation péri-centrale) a favorisé l'essor du quartier, Sainte-Marguerite se situe aujourd'hui en marge tant du centre-ville, objet de toutes les attentions, que de la périphérie (Ans, Sainte-Walburge, Rocourt), davantage attractive au yeux d'une certaine population attirée par les grands centres commerciaux.

L’enclavement du quartier a engendré un " repli sur soi " des années 70 à 90. Aujourd’hui, Sainte-Marguerite semble retrouver un attrait pour une population désireuse de vivre en ville, dans un quartier préservé de par son isolement relatif, de la promotion immobilière sauvage qui a fait pousser des rangées de buildings dans d’autres coins de la ville.

  • Un quartier à vocation commerciale affirmée

La fonction commerciale constitue un caractéristique majeure du quartier.

Bien sûr depuis les années 60, Sainte-Marguerite a subi, comme tous les quartiers péricentraux, une diminution du nombre de points de vente, l'augmentation des " cellules commerciales " vides et le départ de nombreuses activités.

Pourtant, nous sommes toujours en présence d'une structure commerciale originale qui se concrétise par la présence de nombreux " commerces exotiques ", qui constituent un élément attractif et qui favorisent la multiculturalité.

Si la fonction industrielle est quasiment absence aujourd'hui à Sainte-Marguerite (rappelons toutefois son caractère ouvrier lié à l'exploitation du charbon), la fonction tertiaire y est par contre bien affirmée. Outre les commerces, l'administration de la Région wallonne aux Anglais, l'hôpital Saint-Joseph et de nombreux services à la population (Mairie de quartier, Maison de l’emploi de quartier appelée Relais emploi, consultation de nourrissons, Poste, Police, etc.) constituent autant d'éléments créateurs de trafic de personnes dans le quartier.

Une autre fonction très présente est la fonction scolaire. Environ 6000 étudiants et un grand nombre d'enseignants investissent, chaque jour ouvrable, le quartier.

  • Un quartier à la recherche d'une nouvelle identité

Lorsqu'on interroge les habitants de Sainte-Marguerite sur leur quartier, le sentiment d'appartenance au quartier semble bien réel. L'identité a changé, bien évidemment, et n’est plus celle des années 60, en raison des grands travaux urbanistiques (réalisation de la voie rapide en 1975), de causes fonctionnelles (déclin de la fonction commerciale, notamment) et culturelles (modification de la composition du quartier due au brassage et à l'instabilité de la population). Dans ce sens, les non habitants du quartier ont tendance à assimiler Sainte-Marguerite au seul axe commerçant.

Malgré une certaine image négative du quartier souvent relayée par la presse à la recherche de sensationnel, il fait bon vivre à Sainte-Marguerite. Le quartier se cherche une nouvelle identité, à la croisée de la multiculturalité, du quartier-village, du quartier proche. Les politiques qui y sont menées visent également à en faire un quartier pour les familles, avec créations de logements adaptés et aménagement d’espaces publics dont un nouveau parc urbain.
 

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