Inauguration des logements rue Saint-Laurent, 28 | |
Le projet consiste en la création de deux logements ainsi que la création d'un passage public vers le futur parc Sainte-Agathe.
PréambuleDepuis plusieurs années, la Ville de Liège développe une opération de rénovation urbaine dans le quartier Sainte-Marguerite, reconnu comme Quartier d’Initiatives (Q.I.) par la Région wallonne. Les objectifs de cette opération de rénovation urbaine sont synthétisés dans un Projet de quartier et un Schéma directeur et sont transversaux :
Par ailleurs, la Ville de Liège réalise à Sainte-Marguerite ainsi que dans le Quartier d’Initiatives Saint-Léonard et dans le Centre-ville, des opérations de créations de logements publics locatifs, via notamment le programme régional d’ancrage du logement et le Plan Fédéral des Grandes Villes. | ![]() |
Tous ces projets répondent aux objectifs de la déclaration de politique locale en matière de logement. Parmi ceux-ci, notons entre autres :
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Contexte : La création du parc public Sainte-Agathe | |
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Le bas du quartier Sainte-Marguerite manque cruellement d’espaces verts et d’espaces de détente. Une des demandes majeures des habitants lors de l’élaboration du Projet de quartier était la création d’un parc sur les terrains de l’ancien hospice Sainte-Agathe, entre les rues Saint-Laurent, Publémont et Hullos. Le projet "Saint-Laurent 28" se place dans le contexte plus large de création de ce parc public : plus de 10.000 m² y sont en cours d'aménagement par la Ville de Liège. Une première phase de travaux a déjà eu lieu (démolition d’un pavillon préfabriqué côté Hullos, débroussaillage et traitement de plantes invasives, pose de diverses clôtures). Toutefois, l'accessibilité au futur parc public n'était assurée que côté Hullos, au sud. | |
La Ville de Liège a, dès lors, décidé de créer un accès au nord du parc, du côté de la rue Saint-Laurent. La création d’une nouvelle liaison piétonne entre la rue Saint-Laurent et le cœur du quartier répondait également à un objectif du Projet de quartier, à savoir créer des liaisons transversales à l’axe principal du quartier que constitue les rues Sainte-Marguerite et Saint-Séverin. L'expropriation de cet immeuble s'est achevée en 2000, une mission d’étude architecturale a ensuite été confiée à l’association momentanée Pierre DE WIT et Damien HENRY, en 2001. Une nouvelle expropriation a été rendue nécessaire, pour que la Ville de Liège puisse obtenir la maîtrise foncière sur la parcelle arrière du n°28 de la rue Saint-Laurent, de façon à pouvoir connecter le passage public au futur parc, mais également afin de pouvoir réaliser les travaux de rénovation lourde de ce bâtiment (en raison de dispositions du Code civil relatives à la création de vues directes). | ![]() |
Suite aux diverses procédures administratives et judiciaires requises, la Ville de Liège est entrée en possession de cette parcelle le 9 novembre 2007. | |
Le projet "St-Laurent 28" | |
Le projet inauguré ce 5 mars 2012 consiste en la création d’un passage public vers le futur parc Sainte-Agathe, ainsi que la création de deux logements : | |
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Pour des raisons de sécurisation des promeneurs et des propriétés riveraines, le futur parc public sera ouvert en journée et fermé la nuit. | |
Outre le désenclavement du futur parc et la réalisation d'une opération de rénovation du bâti, il s'agit de créer un appel pour marquer, dans la rue Saint-Laurent, la présence d'un événement urbanistique : un parc s'ouvre à l'arrière de la rue. L'intention était également de s'inscrire de façon subtile dans le bâti en place tout en adoptant un langage architectural contemporain. Les deux logements proposent un habitat adapté aux exigences actuelles, sans subir de nuisances et de contraintes d'aménagement du fait de la présence du passage public. | ![]() |
Intervenants | |
Le maître d’ouvrage est la Ville de Liège, Régie foncière de Stationnement et de Services. Les architectes sont Damien Henry et Pierre de Wit, en association momentanée. | |
Aspects techniques | |
La principale difficulté de cette réalisation a résidé dans le délai fort long qui s’est écoulé entre l’explosion de gaz qui a démoli presqu’entièrement l’immeuble, la désignation de l’association momentanée HENRY/DE WIT et la réalisation du chantier proprement dit. Les études architecturales ont du être adaptées en cours de route pour tenir compte de la dégradation du bâtiment, des changements de réglementation, des nouvelles normes. Au final, on notera la réalisation d’un parement de façade en bardeaux de terre cuite, qui confère un aspect très naturel et chaleureux à l’ensemble. Les différentes ouvertures sont entourées d’acier galvanisé. La toiture est réalisée en zinc et la terrasse en bankiraï.
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Pour la réalisation de la barrière à rue (qui permettra la fermeture nocturne du site) ainsi que du claustra qui sépare le passage public de la cour privative du logement arrière, c’est l’afzelia non traité qui a été choisi, pour sa facilité d’entretien et son aspect très naturel. | |
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Le logement répond aux normes en vigueur en termes d'isolation. | |
Financement | |
Le coût total des travaux s’élève à 550.000 € TVAC dont :
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