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Suite à un incendie, le Commissariat Sainte-Marguerite/Glain est installé temporairement à la Caserne militaire Saint-Laurent, rue Saint-Laurent 79, 4000 Liège, du lundi au vendredi de 8h à 17h. Le Commissariat est joignable par téléphone au numéro habituel : +32 4 340 91 00


La Mairie de quartier de Bressoux située rue Général de Gaulle, 69, sera inaccessible jusqu'à nouvel ordre.
Les personnes ayant commandé des documents pourront les retirer à la Mairie de quartier de Wandre située rue de Visé 832.

 
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La reconstruction de la place Saint Lambert

La reconstruction de la place Saint-Lambert

Les débats autour de la reconstruction de la place Saint-Lambert ont constitué un élément central des réflexions urbanistiques liégeoises au cours des 40 dernières années.

 

Historique

Maquette représentant la cathédrale Saint-Lambert à l’époque romane

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La place a été aménagée au 19e siècle sur les ruines de l’ancienne cathédrale Saint-Lambert, dont la dernière version avait été reconstruite à l’époque gothique. Agrandi à plusieurs reprises, le complexe cathédral avait fini par occuper un vaste espace depuis l’actuelle rue Joffre jusqu’à la place du Marché. A l’édifice religieux étaient en effet associés deux cloîtres (à l’est et à l’ouest), une église baptismale et des édifices connexes. Tout cet ensemble a été démantelé dans le contexte révolutionnaire de la fin du 18e siècle.

L’espace laissé vacant par la démolition de la cathédrale a été dégagé à la fin des années 1820, après adoption d’un plan d’alignement. Il est officiellement baptisé « place Saint-Lambert » en 1827. Des îlots résidentiels et commerçants sont alors construits à l’emplacement du chœur principal et du cloître oriental, autour de la rue Royale ouverte en 1828 (actuel îlot Tivoli). A l’ouest, la place Saint-Lambert est reliée à la place Verte et au square Notger, aménagé à l’emplacement de l’ancienne collégiale Saint-Pierre. Quelques hôtels seigneuriaux sont encore expropriés pour ces aménagements.

Le parcellaire du centre de Liège au milieu du 19e siècle

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Source : Archives de la Ville de Liège

Au cours des années 1870, l’environnement de la place est légèrement modifié par l’ouverture de la rue Léopold, qui la met directement en relation avec le nouveau pont des Arches. Le square Notger est aménagé en 1872. A la même époque, une grande partie du quartier Fond Saint-Servais est détruite par les travaux de réalisation du chemin de fer de ceinture (1868-1878). Grâce à ces travaux, la largeur de la rue de Bruxelles est portée à 18 mètres.

La Place Saint Lambert à la fin du 19e siècle

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La Place Saint Lambert au milieu du 20e siècle

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Cette situation urbanistique reste inchangée jusque dans les années 1960. Au cours du 20e siècle, la place est transformée en carrefour pour les transports en commun. De nombreuses lignes de tram y ont leur terminus, si bien qu’un giratoire est aménagé en son centre en 1926 (partiellement visible sur la photo ci-dessus). La place Saint-Lambert est aussi devenue le principal centre d’animation de Liège, concentrant de nombreux hôtels et commerces, tel le Grand Bazar.

Dans les années 1960, responsables politiques et techniciens s’accordent toutefois pour adapter le centre de Liège à la circulation automobile. Vu la progression du trafic, le centre est en effet menacé par l’asphyxie : les routes sont encombrées aux heures de pointe, les emplacements de parking manquent et les bureaux et commerces menacent de fuir vers la périphérie. L’objectif est par conséquent de transformer la place en un carrefour de voies rapides. Le projet comprend également une connexion directe avec la gare du Palais, reconstruite en souterrain, ainsi qu’avec la gare des bus, également souterraine, ainsi que plus de 2 000 places de parking. En 1968, le conseil communal approuve le projet d’aménagement élaboré par le groupe l’Equerre. 

Etat des expropriations réalisées au milieu des années 1970 (en noir)

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Source : J. Falisse, 1975, Ste Croix St Pierre : Liégeois, ce quartier est à vous

Les projets d’adaptation du centre-ville aux nouveaux besoins du trafic automobile impliquent de nombreuses mutilations du tissu ancien. Le plan d’expropriation adopté au début des années 1970 conduit donc à la disparition de nombreux îlots et parties de rues : les deux îlots « Tivoli » entre la place Saint-Lambert et la place du Marché, une moitié de la rue Léopold (qui devait aussi devenir une autoroute urbaine), pratiquement tout l’îlot situé entre la place Saint-Lambert et la rue haute Sauvenière, l’îlot séparant la place Verte et la place de l’Opéra, les îlots situés entre la rue de Bruxelles et les rues Saint-Pierre, Sainte-Croix et Saint-Hubert. La place Verte, le square Notger et la gare de Liège Palais sont également emportés par le vent modernisateur. Les travaux s’étendent jusqu’au site dit du « Cadran » où doivent être aménagées d’autres connexions routières et une gare des bus. C’est ainsi que disparaissent les bâtiments qui entourent l’ancienne place des Bons Enfants, tout comme la moitié de la rue de Bruxelles, également élargie en voie rapide.

Projet d'aménagement routier de la Place Saint Lambert dans les années 1960

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Source : A. Renson, 1999, A Liège, une ville retrouve ... sa place

La reconstruction s’annonce radicalement novatrice. Les plans se succèdent, prévoyant pour d’aucun de détourner la circulation venant de Bruxelles à travers l’actuel îlot Saint-Michel. Des plans prévoient également la construction de complexes administratifs isolés pour les services de la justice et de l’administration provinciale.

Si les actes de démolition ne tardèrent pas à se concrétiser, les projets de reconstruction sont cependant bloqués, en partie suite aux difficultés financières de la ville. A la fin des années 1970, un trou béant est ouvert au cœur de Liège, qui restera en place deux décennies.

Extension maximale des destructions dans le centre de Liège (années 1980 et 1990)

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Source : Photo ADR

 

Le schéma d’aménagement de Claude Strebelle

Entre-temps, certains aspects du projet soulèvent une opposition croissante de la part des archéologues, des défenseurs du patrimoine, des commerçants et des habitants en général. Les projets sont revus et plusieurs nouveaux plans d’aménagement se succèdent au début des années 1980. En 1984, l’architecte-urbaniste Claude Strebelle est officiellement investi de la mission de coordinateur des projets d’aménagement. En 1985, il réalise un premier schéma directeur qui rompt avec les desseins précédents. Il s’agit d’un document d’orientation, non contraignant, qui fait place à une démarche évolutive et à la négociation. Le schéma définitif sera adopté en 1988. Ses objectifs sont :

  • limiter l’impact de l’automobile, favoriser piétons et transports en commun ;
  • recoudre le tissu urbain en reconstruisant les îlots détruits et en reliant les quartiers existants ;
  • recomposer les espaces (relativement) fermés que Liège a toujours connus ;
  • sauver les vestiges archéologiques de la place Saint-Lambert ;
  • rendre vie et dynamisme au centre-ville ;
  • valoriser les investissements déjà réalisés (par exemple en utilisant les tunnels).

Schéma d’aménagement de la Place Saint-Lambert par Claude Strebelle

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Source : AST, Claude Strebelle

Sur le plan des transports, il est finalement décidé d’aménager la gare des bus en surface (60 000 usagers quotidiens). Celle-ci est mise en liaison avec les stations voisines de la place Léopold, de la place de la République française et de l’Opéra, dont les espaces sont également réaménagés. Les flux de voitures sont détournés vers le côté supérieur de la place afin de libérer l’espace devant les grands magasins pour les piétons. Dans le but de faciliter le trafic des autobus, ceux-ci peuvent emprunter les tunnels qui avaient été construits pour la gare souterraine pour relier le boulevard de la Sauvenière ou le carrefour du Cadran. Les différents travaux d’aménagement ont lieu de 1996 à 2000. Ils impliquent une modification complète de l’aspect des voiries : elles sont pavées et rétrécies pour inciter les automobilistes à ralentir. Des plantations d’arbres sont effectuées le long du piétonnier devant les grands magasins. Quant au centre de la place, également transformé en espace piétonnier, son revêtement est composé de différentes couleurs de pierres qui révèlent le plan de l’ancienne cathédrale gothique, des colonnes métalliques rappelant son emprise volumétrique. A l’ouest, une scène surélevée rappelle l’emplacement du second chœur de la cathédrale. Une fontaine de l’artiste Halinka Jakubowska est installée à l’articulation de la gare des bus et des espaces piétons.

Un parking de plusieurs centaines de places est finalement aménagé sous la place Saint-Lambert, mais il est conçu de façon à permettre le maintien des vestiges archéologiques sur le site. Ceux-ci sont mis en valeur à travers un parcours muséal - « l’Archéoforum » - qui permet de relater l’ensemble de l’histoire du site depuis l’époque romaine, sur base des vestiges archéologiques visibles.

A l’ouest de la gare des bus a été aménagée une galerie couverte qui abrite la maison du TEC et des petits commerces. Cette galerie est directement reliée aux parkings et à des passages souterrains menant aux nouveaux complexes commerciaux voisins.

 

Pour en savoir plus sur la place Saint-Lambert :

 

 

L'îlot Saint Michel

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A l’ouest de la place Saint-Lambert, vers l’Opéra, un nouveau quartier est reconstruit sur base des propositions de Strebelle. Inauguré en 1999, l’îlot Saint-Michel a été réalisé par le promoteur Codic. Il reconstitue une trame d’îlots fermés, organisés autour de deux axes de rues (baptisées Joffre, de l’Official et Saint-Michel). Ce complexe est multifonctionnel et comprend des surfaces commerciales, des bureaux, des maisons et des appartements. Les diverses composantes du projet ont été confiées à des architectes différents : Ilot Joffre à Bruno Albert, l’immeuble Opéra à Linh Quang Tan et Isabelle Poussart, l’immeuble Saint-Lambert à François Lemaire et Philippe Gérard, l’immeuble Saint-Michel à Bernard Herbecq. Le quartier sera bientôt directement relié à la gare du Palais par une passerelle.

 

Les galeries Saint-Lambert

Sur le côté sud de la place Saint-Lambert, d’anciens bâtiments abritant des équipements commerciaux depuis le 19e siècle ont été complètement reconditionnés pour l’aménagement des galeries Saint-Lambert. Aménagées sur quatre niveau en assurant la liaison vers la nouvelle place Saint-Etienne, ces galeries abritent depuis 2004 40 000 m2 d’espaces commerciaux répartis entre 44 boutiques et grandes surfaces.

 

Pour en savoir plus sur les galeries Saint-Lambert :

  • Le site internet des galeries Saint-Lambert :

www.galeries-st-lambert.be

 

Les annexes du Palais de justice et la nouvelle gare de Liège-Palais

Au centre de l’image, les annexes du Palais de Justice

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Source : AST, Claude Strebelle

De part et d’autre de la rue de Bruxelles et refermant le nord de la place Saint-Lambert, les travaux de construction des annexes du palais de justice sont en cours de finalisation à l’échéance 2009-2010. Quatre nouveaux complexes de bâtiments sont érigés, qui totaliseront 40 000 m2 de surface de bureaux pour 800 employés (architecte : Atelier du Sart Tilman – Claude Strebelle). Les matériaux de couverture de ces nouveaux immeubles sont choisis de façon à s’harmoniser avec les matériaux des autres façades de la place Saint-Lambert, notamment la pierre de France et l’ardoise des toitures. Enfin, l’ensemble devrait être complété prochainement par la reconstruction en surface d’une nouvelle gare de « Liège Palais », dont le projet a également été dessiné par l’Atelier du Sart Tilman (AST) et Claude Strebelle.

Projet de la nouvelle gare de Liège-Palais

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Source : AST, Claude Strebelle

 

Pour en savoir plus sur les annexes du Palais du Justice :

 

 

L’îlot Tivoli

Au coeur de Liège, entre la Place St Lambert et la Place du Marché, la localisation de l’Ilot Tivoli est exceptionnelle.
La Ville a initié une étude de faisabilité et de programmation relative à l’aménagement du site. Cette étude a été confiée au bureau Alphaville. Il importe désormais de se positionner par rapport aux conclusions rendues.

Localisation de l’îlot Tivoli
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Auteur : Alphaville, 2009