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Egouts et avaloirs

Egouts et avaloirs

 

Avaloirs obstrués - Pluies abondantes
Tél. vert gratuit : 0800 32 322
Il a été mis en service afin de vous permettre de signaler les avaloirs obstrués.
Ce numéro est accessible du lundi au jeudi de 8 à 16h30 et le vendredi de 8 à 12h.

 

Taxe de remboursement d'égouts Règlement relatif à la taxe de remboursement des frais de construction d'égouts.

 


 
A la découverte du réseau d’égouts liégeois

 

 

  
Petite histoire des égouts liégeois


En 1830, la Ville de Liège possédait déjà un petit réseau de rigoles couvertes et de canaux très anciens. Ces égouts passaient sous de nombreux immeubles et édifices publics. Leur situation et leur sinuosité démontrent qu’ils ont remplacé d’anciennes tranchées qui écoulaient les eaux de surfaces et d’anciens bras de rivière ou biefs de moulin. Ces canaux étant défectueux, à fond plat, de dimensions arbitraires et variables, ils présentaient des contre-pentes et des raccordements à angle droit qui étaient le siège de dépôts permanents.

De 1830 à 1849, la Ville fait construire des égouts publics principalement dans les nouvelles rues, les anciennes voies publiques, à quelques exceptions près, restant dépourvues de ce moyen d’assainissement.

Ce sont les épidémies dévastatrices du choléra qui ont donné l’impulsion au mouvement général d’assainissement des voiries et des habitations. Dès 1849, le réseau des égouts s’agrandit constamment, la construction des égouts sous toutes les voies publiques et l’amélioration des anciens canaux se généralisent. A cette période, de nouvelles techniques apparaissent. La forme ovoïde est adoptée, les égouts sont rendus étanches, les pentes sont soigneusement étudiées, les habitations reliées aux égouts par des branchements en poterie vernissée et un système de lavage régulier de ces égouts est établi.

Les égouts existants débouchaient directement en Meuse et déversaient leurs effluents tout au long de la traversée de la Ville.
En 1862, un grand collecteur latéral, de 2,8m x 2,8m, présentant une pente de 0,3 mm/m est construit sur la rive gauche de la Meuse.

Ce n’est qu’après le dépôt en 1885 du rapport d’une commission spéciale de techniciens que le réseau se développe rapidement. La Ville construisit des collecteurs sur la rive droite de la Meuse et longeant la Dérivation. Ces derniers sont pourvus de barbacanes*, les rendant drainant étant donné le caractère très humide de ces quartiers. Ces collecteurs de faible pente furent terminés en 1889.

Plus tard, les canalisations du quartier Sainte-Marguerite reprenant les eaux des hauteurs (bassin hydrographique de Ans, Alleur, Loncin et Glain) se sont révélées insuffisantes lors des orages. La Ville de Liège fait ainsi construire des exutoires d’orage pour mener les eaux des hauteurs soit directement en Meuse, soit vers le collecteur latéral.
Ces mesures n’étant pas suffisantes, il a été nécessaire de réaliser des bassins d’orage à la limite des communes d’Ans et de Glain.


* barbacane : ouverture latérale dans les tuyaux du réseau d’égouttage. Les eaux qui engorgent les terrains passent par ces barbacanes (système de drainage) et sont reprises dans le réseau d’égouttage.

 

A la suite du relèvement du niveau de la Meuse en 1930, les collecteurs latéraux ont été prolongés jusqu’à l’aval du barrage de Monsin (pour la rive droite) et jusqu’à l’aval du Pont de Milsaucy (pont surplombant le Canal Albert, en aval de l’Ile Monsin, à la limite de la Ville de Herstal).

En 1939, une station de pompage est construite à hauteur du Quai de Wallonie afin de régulariser le débit des égouts de la rive gauche de la Meuse, en cas de crue de celle-ci. Une station similaire existe sur la rive droite.

A ce jour, le réseau d’égouts de la Ville de Liège s’étend sur quelques 600 kilomètres (pour 522 kms de voiries égouttées) et dessert quelques 210.000 habitants.

   

(Source : Etude de la gestion du réseau d’égouttage de la Ville de Liège – Rapport final de l’association intercommunale pour le démergement et l’épuration des communes de la province de Liège.)


Liège et son réseau d’égouts


Liège compte quatre réseaux d’égouts et de collecteurs. Le réseau liégeois, très dense, fait l’objet d’entretiens réguliers et d’investissements constants. L’efficience du réseau est garantie par une collaboration permanente entre les différents gestionnaires que ont la Ville, l’A.I.D.E., le S.P.W., la Province et la S.P.G.E.

Le premier réseau, le plus étendu, appartient à la Ville. Il est dédié à la collecte des eaux mixtes * ;
Le deuxième assure le démergement* de la vallée de la Meuse, à la suite des exploitations charbonnières du sous-sol. Il appartient à l’Association Intercommunale pour le Démergement et l’Epuration des communes de la Province de Liège (A.I.D.E) ;
Le bon fonctionnement des stations d’épuration est garanti par le troisième réseau. Il reprend les eaux mixtes à l’aval du premier réseau pour les diriger vers les stations d’épuration. En amont, il reprend les grandes arrivées d’eau claire. Le réseau appartient à la Société publique de la Gestion de l’Eau (S.P.G.E). ;
Le quatrième et dernier réseau reprend les eaux de pluie qui ruissellent des tronçons des autoroutes. Il appartient au service public de Wallonie (SPW).

Le réseau d’égouttage a été découpé en 5 bassins sous hydrographiques dont les eaux chargées sont traitées dans les stations d’épuration de Liège-Oupeye, Liège-Sclessin, Grosses Battes, Embourg et Lantin. Ces bassins sont sub-divisés en une quinzaine de zones. Actuellement, le réseau est constitué de près de 600 kilomètres d’égouts communaux, 2,5 kilomètres d’égouts provinciaux et 72 kilomètres égouts appartenant à l’A.I.D.E (dont 60 pour le démergement et 12 pour l’épuration).

Le principe du réseau d’égouttage de Liège est «le tout à l’égout». Les eaux de pluie et les eaux usées, quelles que soient leurs origines domestiques ou industrielles, sont évacuées ensemble par les canalisations. Ainsi récoltées, elles descendent vers la Vallée. 95 % du territoire de la Ville de Liège est pourvu d’égouts. Les 5 derniers pourcent du territoire ne sont pas équipés pour diverses raisons (densité d’habitation trop faible, configuration géologique inadaptée). Dans ces cas, des stations d’épuration individuelles doivent être installées par le propriétaire de l’immeuble.

Les formes d’égout les plus répandues dans le réseau sont l’ovoïde en maçonnerie pour les égouts principaux et la conduite circulaire dont une grande partie est réalisée en béton ou en grès pour les petites canalisations.

 
* eaux mixtes : mélange d’eau de pluie et d’eau issue des ménages
* démergement : disposition pour évacuer les eaux afin de prévenir les inondations

 

Étude de l’A.I.D.E : un outil de gestion efficace du réseau

A la demande de la Ville de Liège, l’A.I.D.E. a dressé un inventaire en biens et services pour l’exploitation appropriée du réseau d’égouttage. Cette étude comporte plusieurs aspects. D’une part, l’inspection du réseau d’égouttage pour déterminer la nature, la durée et la fréquence des prestations de maintenance à accomplir et d’autre part, les travaux de réparation ou d’adaptation à réaliser pour maintenir le réseau en bon état de fonctionnement.

L’étude prévoit également l’élaboration d’un rapport mettant en évidence les caractéristiques des interventions d’entretien, les défaillances constatées lors de visites et les travaux de réparation ou d’adaptations indispensables.

Par ailleurs, cette étude détermine les besoins en personnel affecté à l’exploitation du réseau, les besoins en matériel et l’estimation des coûts du personnel, des fournitures, des interventions d’entreprises extérieures et des frais de surveillance nécessaires en vue de l’exploitation correcte du réseau.

La méthode d’investigation appliquée permet un pré-diagnostic structurel rapide sur base du relevé des dégradations constatées. Il s’agit d’un véritable scanner du réseau d’égouttage, qui permet de savoir exactement, et à l’avance, ce que l’on va trouver à l’ouverture du sol.

L’étude de l’A.I.D.E permet en outre de définir les priorités de réalisation en matière d’égouttage. A titre d’exemple, le plan triennal des travaux subsidiés intègre ces priorités d’investissement sur le réseau de quelque 5 millions d’euros. Au delà de ce plan triennal, et par le biais du contrat d’agglomération, la Ville a affecté à cet effet des moyens budgétaires propres de plus d’1,2 million d’euros en 2009.

  
Des hommes compétents et du matériel performant


Les égoutiers sont installés aux Aguesses depuis 1990.
Ils travaillent en équipes, organisées en différentes brigades. Chacune d’entre elles ayant des compétences spécifiques, les égoutiers sont affectés à l’entretien du réseau, à l’inspection des canalisations par voie endoscopique et à la gestion des prises d’eau*.
Le réseau rive droite n’est pas pourvu d’un collecteur latéral. Raison pour laquelle les égoutiers y travaillent essentiellement en curage par camions

Le personnel bénéficie d’un matériel performant composé de deux véhicules hydrocureurs*. Les égoutiers peuvent également compter sur deux vidangeuses* et un véhicule destiné à l’inspection endoscopique. Il dispose aussi de groupes électrogènes et de pompes vide-cave.

Depuis janvier 2001, un nouveau véhicule vidangeur renforce la brigade.

 

La tâche quotidienne d’un égoutier

 

L’entretien, le nettoyage, la surveillance et le curage des canalisations d’eaux usées et pluviales ;
La visite du réseau en vue de détecter les anomalies (obstructions et débordements) ;
La réparation des voûtes des égouts, des canalisations, le colmatage des fuites dans les conduites ;
La maintenance des équipements ;
L’entretien et la surveillance des bassins d’orage ;
L’accompagnement des entreprises extérieures sur le réseau. Pour des raisons de sécurité, l’égoutier ne sera jamais seul sur les lieux d’une intervention. Il doit d’ailleurs avoir une bonne condition physique et une morphologie fine (les trapillons ne mesurent «que» 80 cm de diamètre).

 

* Prises d’eau : consiste à capter une eau de surface ou une eau souterraine.
* Camion hydrocureur : camion équipé d’une machine haute pression qui injecte de l’eau dans le réseau pour décrocher ou remettre en suspension les boues, avant de les ramener vers une chambre de visite.
* Vidangeuse : véhicule qui aspire les eaux ramenés par le camion hydrocureur.
L’égoutier maîtrise les techniques courantes de fonctionnement des réseaux d’eaux usées. Il utilise des moyens mécaniques et hydrauliques haute pression, ainsi qu’une caméra téléguidée et il en interprète les images.

La profession comporte certains risques puisqu’il s’agit d’un travail en milieu confiné et en présence d’eau. Les éléments chimiques et biologiques sont à prendre en compte. C’est la raison pour laquelle les égoutiers sont très régulièrement suivis par le SIPPT (service interne de prévention et protection au travail) et vaccinés (polio, hépatite A et B, leptospirose, typhoïde).

Traditionnellement, l’équipement de l’égoutier  est composé de bottes de sécurité antidérapantes ou cuissardes, gants, casques, scaphandre, lampe frontale, baudrier fluorescent et réfléchissant (pour l’opérateur de surface) et masque à cartouche en cas d’émanation de gaz toxiques. L’équipement est complété d’un harnais, de la longe de sécurité et d’une radio intégrée aux vêtements pour être en contact permanent avec l’équipier de surface.


Entretien du réseau


Trois techniques de lavage permettent de curer très régulièrement le réseau d’égouts de la Ville.

Le curage par bouclier. L’égoutier assemble les pièces du bouclier dans l’égout puis ouvre l’accès à l’eau de Meuse. Ces flots sont dirigés vers le bouclier, par un système d’ouverture et de fermeture de vannes.
La pression des eaux pousse le bouclier vers l’avant. Les égoutiers, à l’aval, remettent les boues en suspension et les dirigent vers les chambres de visite.

Après séparation, les eaux résiduelles sont reversées dans l’égout.
Le curage par bouclier diffère selon la largeur de l’égout.

Le curage par camion consiste, par projection d’eau, à décrocher les boues du collecteur au moyen d’un flexible. Celles ci sont ensuite ramenées vers la chambre de visite et aspirées par le camion vidangeur.

Les eaux résiduelles sont reversées à l’égout.

Le curage par treuil est utilisé en cas de quantité importante de boues. Le treuil descend des seaux perforés dans l’égout. L’égoutier remplit le seau de boue avant de le faire remonter par treuil à la surface. les boues sont déversées dans un conteneur et acheminées par un porte conteneur vers la station.

 

Il faut également noter que les bassins d’orage, au nombre de 24 sur le territoire communal, sont surveillés et entretenus. Ils font l’objet de l’attention de plusieurs services de la Ville. Les véhicules spéciaux des travaux enlèvent les boues, les services des plantations et de la propreté entretiennent les clôtures. Enfin, les égoutiers en vérifient le bon fonctionnement.

 
La prévention des inondations


La limitation des conséquences des événements pluvieux extrêmes est au cœur des préoccupations de la Ville de Liège. Cet objectif fait d’ailleurs partie intégrante des axes prioritaires du projet de ville 2007/2015.

Une cellule en prise directe avec l’événement

Liège s’est doté d’un dispositif spécifique pour faire face aux évènements pluvieux violents. Une cellule de crise «intempéries» a été constituée. Elle regroupe, à l’hôtel de Police, les services techniques de la Ville, les responsables de la Police et les représentants du bourgmestre. Elle est constituée soit à la demande du bourgmestre ou du Chef de Corps ou de la Direction des services techniques. Elle récolte les informations en provenance de la Police (101 et patrouilles), des pompiers (lien avec le 100) et des services de la Ville. Elle analyse ces informations et coordonne l’action de tous les services concernés.

Un cadastre minutieux des événements relevés

Durant le dernier trimestre 2008, la Ville a créé un outil de gestion reprenant tous les événements et anomalies liés aux pluies exceptionnelles.
Ces informations sont répertoriées sur un système d’information géographique (SIG). La Ville en a retiré un plan d’actions appropriées.
Chaque événement bénéficie d’une fiche personnalisée, qui détermine une action immédiate, ou qui intègre le site concerné dans un processus de surveillance. Le SIG procure à la Ville des informations complètes et susceptibles de dégager des informations sur mesure.

 
* Jupille: bassin hydrographique du ruisseau du fond de Coy
* Rue de Fléron: sous le bassin hydrographique du ruisseau sous les moulins


Amélioration du réseau

 

La Ville de Liège a mis en œuvre toute une série d’actions afin d'améliorer son réseau. Ainsi, et à titre d’exemple, deux conduites de concessionnaires en sous sol ont été déplacées aux abords de la place Saint Lambert afin d’améliorer la capacité hydraulique de l’ouvrage. En outre, le réseau a également été débarrassé de résidus de chantiers privés récents (dépôts de béton, coffrage perdus, étançons…).
Le collecteur principal de la Rive Gauche a été curé, celui du centre ville nettoyé par bouclier et inspecté à l’aval de la Place Saint-Lambert, au niveau de la rue des Dominicains.

 
Enfin, la Ville sensibilise tous les utilisateurs et prend en compte la problématique des exploitations agricoles. Les exploitants sont responsabilisés dans la lutte contre l’érosion de leurs terres. Ce phénomène provoque des écoulements de boue et freinent les capacités hydrauliques du réseau. Cela nécessite des prestations supplémentaires.

Grâce aux moyens mis en œuvre, le réseau atteint une bonne capacité hydraulique. Néanmoins, l’effort doit se poursuivre car il n’en reste pas moins que les orages sont une réalité, même si leurs conséquences seront amoindries grâce au travail réalisé.

 

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