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Art Public / Calvaire Li Vî Bon Dju en Pierreuse

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Historique

Objet de vénération populaire, le Calvaire de Pierreuse dénommé « Li Vî Bon Dju », occupe une grande niche, ceintrée en brique, aménagée dans le mur de soutènement bordant la rue Pierreuse, au niveau du n°138.

Il est composé de trois sculptures en bois polychromé : le Christ sur la Croix entou é de la Vierge et de Saint-Jean. Le Christ daterait du XIVeme siècle ; les deux autres statues seraient plus tardives, probablement du XVIeme siècle. La croix du Christ est, quant à elle, de facture récente.

Cet ensemble proviendrait de l’église Saint-Servais, d’où il aurait été enlevé en 1649.

Le calvaire a été classé comme monument en 1977. Il a fait l’objet à ce moment, et plusieurs fois au fil du temps,  de « restaurations » quelque peu malheureuses, qui ont consisté sans doute en la re-polychromie des peintures des statues et aussi, hélas, en la suppression du mobilier qui ornait la niche.

© Calvaire Li Vî Bon Dju - Ville de Liège


Les travaux de restauration

Dès 2003, les riverains s’inquiètent de l’état de conservation des 3 sculptures, suite à d’importants travaux de voirie.

En 2005, vu l’état de dégradation de l’ensemble sculpté, la Ville de Liège introduit -conformément au souhait de la Région wallonne- une demande de certificat de patrimoine pour entreprendre des travaux de conservation sur les statues ainsi que des travaux d’amélioration de leurs conditions de conservation et de protection, dans la niche qui les abrite.

Les 3 statues composant le calvaire et la croix ont donc fait l’objet d’une restauration en 2007-2008. C’est la restauratrice Erika Rabelo qui a été désignée. Après restauration, elles ont été transférées dans l’église Saint-Servais, non loin de la rue Pierreuse et d’où elles étaient originaires, en attente des travaux à réaliser dans la niche.

En 2008-2009, certificat de patrimoine et permis d’urbanisme autorisent et préconisent la restauration de la grille, la pose d’un vitrage de protection, la création de socles pour les deux saints ainsi que le nettoyage et le rejointoiement à l’identique de la niche et du sol.

Mais début 2009, des problèmes de stabilité sont décelés dans le mur de soutènement et vont empêcher la pose du vitrage, tout juste commandé à l’entreprise.

La Ville de Liège met alors en place des mesures conservatoires provisoires et désigne un bureau d’étude de stabilité, le bureau Delta, chargé de réaliser une étude préliminaire ainsi qu’un dossier d’exécution pour la stabilisation des maçonneries.

Pour cette nouvelle phase de travaux, un second certificat de patrimoine est introduit en 2014 et se clôturera en 2016.

En 2016-2017, des travaux de stabilisation des maçonneries et une restauration en profondeur sont donc entrepris dans la niche : nettoyage, rejointoyage du sol, enduisage des murs intérieurs.

Le mur de soutènement a été quant à lui entièrement remis en état et reconstruit partiellement, après effondrement de certaines parties. Il a également bénéficié de travaux visant à assurer sa stabilité et sa tenue aux intempéries (rétablissement d’un couvre-mur en béton et création de barbacanes de drainage).


A la suite de ces longs travaux, le calvaire de Pierreuse pouvait enfin réintégrer sa niche. Le calvaire a été replacé le 28 mai 2018.

Deux socles en bois peint ont été réalisés pour poser les sculptures en hauteur et ainsi les isoler du sol. Enfin, la vitre de protection, dotée d’un filtre pour stopper la chaleur du soleil, vient d’être posée. Placée sous l’arcade pour empêcher le passage de la pluie, elle n’est pas scellée au mur pour permettre la circulation de l’air. L’ensemble de ces mesures garantissent maintenant une meilleure conservation de l’œuvre.

Budget

Les travaux de restauration autour du calvaire ont été réalisés par des entreprises privées (restauration des statues pour un montant de 13.500 € ; mur de soutènement, restauration de la niche fourniture et pose du vitrage de protection pour un montant de 193.300 €) et pris en charge sur fonds propres par la Ville de Liège.

Les services communaux de la Ville de Liège ont quant à eux assuré la touche finale de cet important travail de restauration : la restauration de la croix et des ferronneries, ainsi que la réfection du dallage, la pose des potelets et la réalisation des socles pour les statues.

Remerciements

La restauratrice du calvaire
Le bureau d’étude DELTA
La société BAM Galère et sa secteur restauration, pour le mur
L’entreprise DUCHAINE, pour la vitre
Les services communaux : les régies des Bâtiments communaux (menuisiers, ferronniers, peintres), les services de la GEP (tailleurs, voirie), le bureau d’étude et la cellule chantier de la Ville de Liège et Monsieur l’Echevin des Travaux.
La fabrique d’église Saint-Servais et son président.
Les gardiens du calvaire
La Région wallonne, la CRMSF et tous les membres du comité d’accompagnement.

Calvaire Li Vî Bon Dju en Pierreuse
Le Calvaire de Pierreuse dénommé « Li Vî Bon Dju », occupe une grande niche, ceintrée en brique, aménagée dans le mur de soutènement bordant la rue Pierreuse, au niveau du n°138.