Vous êtes ici : Accueil / Découvrir / Culture / Musées / La Boverie / Le musée / Historique / Historique du bâtiment

Navigation

Actions sur le document
Historique du bâtiment

Historique du bâtiment

 

Héritage pérenne de l’Exposition universelle de 1905 (rassemblant 37 pays et comptabilisant 7 millions d’entrées), au même titre que l’urbanisation de près de 70 hectares de terrains au sud de la cité historique et la construction de plusieurs ponts, le Palais des Beaux-Arts est construit à la Boverie, l’un des principaux sites de la manifestation dévolu aux jardins chinois et japonais, pièces d’eau et pavillons exotiques, situé à la pointe de l’île d’Outremeuse.

De style éclectique, influencé par l’architecture néoclassique française de la fin du XVIIIe siècle et souvent comparé au Musée royal de l’Afrique centrale à Bruxelles (architecte Charles Girault, 1905-1908), le Palais est reconnaissable aux cinq dômes hémisphériques en ardoises de la toiture et à la pierre blanche de Gobertange qui unit ses façades principales et les multiples parties décoratives sculptées (Vanwarenberg). Construit entre 1904 et 1905 par les architectes directeurs de l’Exposition, Jean-Laurent Hasse et Charles Soubre, il ouvre sur un vaste plan rectangulaire (80 x 40 m) éclairé de verrières zénithales. La surface modulable de 2500 m2 comportait en son centre une grande salle centrale (75 m), scandée de 28 colonnes et 12 piliers. La « Société des fon- dations par compression mécanique du sol » de l’ingénieur français François Hennebique, également promoteur de la revue Le béton armé, est chargé d’en assurer la stabilité en ces terres infiltrées par les eaux du fleuve. Il fait creuser 240 puits de 3,5 m, conférant à la construction une valeur d’exemplarité technique européenne, reconnue par un Grand prix au terme de la manifestation.

Le Palais accueille la section des Beaux-Arts, vocation entretenue après 1905 par des salons. En 1951-1952, le Cabinet des Estampes et des Dessins y est installé, ainsi que les collections du Musée de l’Art wallon. Au début des années 1980, les collections Beaux-Arts, et notamment l’art moderne, rejoignent la Boverie. En 1993, après une rénovation partielle, le bâtiment devient le Musée d’Art moderne et d’Art contemporain. Aujourd’hui, le Musée des Beaux-Arts à la Boverie réunit les remarquables collections de l’Art wallon et des Beaux-Arts en un seul lieu, rejoignant symboliquement l’ambition initiale de son principal promoteur, l’échevin Émile Digneffe, qui affirmait en 1903 qu’un « nouveau palais à Liège serait un atour décisif pour faire entrer la ville dans le Cercles des salons d’art nationaux ».

Dévolu au sport et à la détente après la création du canal de la Dérivation (1853), le Parc de la Boverie conserve sa vocation de jardin d’agrément lors de l’exposition, redessiné partiellement en 1905 par le paysagiste Louis Van der Swaelmen et doté d’une roseraie dessinée dans l’esprit des jardins à la française en 1950. Orné de sculptures variées tout au long du XXe siècle, il est également investi par l’Ex- position internationale en 1930, dont persiste le bâtiment des Sports nautiques de la Meuse (architecte Maurice Devignée) et d’une volière en 1937 (architecte Jean Moutschen). Dans la partie nord, le Palais des Congrès (architecte Groupe L’Equerre) est édifié à partir de 1958, suivi en 1961 par la Tour cybernétique de Nicolas Schöffer, haute de 52 m, la plus importante réalisée par l’artiste en Europe. Le site paysager est classé depuis 1974.