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Auteurs liégeois. Anaïs Lambert

Autour de l’album « Pas de géant » d’Anaïs Lambert

Sur le site objectifplumes.be , vous trouverez un atelier artistique pour enfants créé par l’illustratrice Anaïs Lambert et mis à disposition dans le cadre du programme « Auteurs en classe ». C’est ici.

Née en 1986 en Ardenne belge, Anaïs Lambert est diplômée de l’Institut Saint-Luc de Liège. Pour parfaire sa formation, elle suit des cours à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et obtient un master en 2011. Entretemps, elle anime des ateliers autour de la littérature de jeunesse auprès des enfants, au Wolf notamment, la Maison de la Littérature de Jeunesse à Bruxelles, mais aussi dans les écoles, les crèches, les bibliothèques et centres culturels. L’enfance, l’illustration, le livre, autant de domaines qui se complètent et se nourrissent mutuellement (source : https://www.lirabelle.fr/auteurs/)

Quel est le chemin qui vous a menée à l’illustration ? Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ?

C’est un choix que j’ai fait assez tard, après des études secondaires classiques. Mais je dessinais déjà beaucoup, et c’était un domaine que j’avais envie d’explorer. En rentrant à Saint-Luc à Liège, ça a été la révélation. J’ai beaucoup apprécié ces trois années passées à dessiner, me faire la main, travailler le trait, le dessin d’observation, les différentes techniques d’illustration. Ensuite, le master de l’Académie des Beaux-Arts à Bruxelles, m’a permis de creuser le rapport entre le texte et l’image. Les deux formations se sont complétées dans leur approche de l’illustration, et j’ai fait mon chemin avec ces deux bagages.

Entre ce choix et votre dernier album « Pas de géant », que s’est-il passé ?

J’ai tout d’abord fait un stage au Wolf, dans le cadre de mon master, puis j’y ai travaillé un an à temps plein. C’est un lieu où il se passe beaucoup de choses autour de le lecture et du livre jeunesse ; j’y ai donc beaucoup appris, découvert, lu, mais aussi raconté énormément d’histoires aux enfants. Ensuite, il y a eu d’autres lieux, d’autres demandes (dans les bibliothèques, les écoles…). Voilà maintenant plusieurs années que je travaille autour de la littérature de jeunesse, auprès des enfants, c’est donc assez naturellement que j’ai eu envie de raconter moi-même, avec ce support si riche qu’est l’album jeunesse. Il y a d’abord eu « Germaine aux oiseaux » chez Lirabelle (2014). Pour « Pas de géant », j’avais réalisé une maquette que j’ai pu raconter avant l’édition. L’histoire a aussi évolué comme cela, avec les différents retours et réactions des enfants, mais aussi par une belle collaboration avec les éditrices (Editions des Eléphants, que j’ai rencontrées au Salon de Montreuil).

Et aujourd’hui, quels sont vos projets ?

Mon prochain album est en construction et sortira au printemps 2021. Il parle d’un arbre et des interactions que l’on peut avoir autour de lui. L’histoire part d’un vécu, de ce lien-là… J’ai grandi à la campagne, et le végétal, la nature ont une grand place dans mes livres. Le temps qui passe est aussi un thème qui me tient à coeur, et sera certainement exploré dans mes futurs projets.

Avec Objectif plumes (Fédération Wallonie Bruxelles, FWB), vous proposez un atelier confiné autour de l’album « Pas de géant », comment s’est passée cette collaboration ?

Il s’agit d’une prolongation des ateliers que je présente autour du livre « Pas de géant », pour lequel il y a eu beaucoup d’interventions dans les écoles via l’action « Auteurs en classe » de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Ensuite, avec le confinement, la FWB a proposé via la plateforme « Objectif plumes » un espace pour les « Auteurs à la maison ». Dans ce cadre, j’ai imaginé un atelier virtuel comme alternative aux rencontres alors impossibles dans les écoles. J’ai été touchée de recevoir les créations des enfants et que l’échange autour du livre ait pu se faire malgré tout.

Et pour vous, comment s’est passé le confinement ? Avez-vous quelque chose à dire à nos lecteurs ?

Personnellement, j’en ai retiré quelque chose de positif ; mon quotidien est rythmé par les rencontres et interventions dans les écoles, bibliothèques et crèches. De reports en annulations, le confinement a tout chamboulé.. Cela m’a laissé du temps pour dessiner, pour créer. Je le considère comme une chance. Cela dit, j’ai hâte de partager ma nouvelle histoire avec les enfants, cela me manque et je me réjouis de retourner à leur rencontre.