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Particules fines (pics de pollution)

La qualité de l’air ambiant en Belgique s’est clairement améliorée lors des vingt dernières années. Cette amélioration est liée à différents facteurs tels que la suppression d’importantes sources d’émissions (incinérateurs hospitaliers, cokerie, …), l’appauvrissement des combustibles en composés organiques volatils (COV) ou en soufre, la suppression du plomb dans l’essence, l’introduction du pot catalytique sur les voitures, le renouvellement du parc automobile, l’utilisation croissante du gaz naturel pour le chauffage,…

Cependant, chaque hiver, des épisodes de pics pollution aux particules fines encore appelés smog se produisent, principalement dans les zones fortement urbanisées ou industrielles. De nombreuses études internationales montrent que la pollution de l’air s’avére sérieusement néfaste pour la santé, même si ses conséquences ne sont pas toujours aisément quantifiables.

Qu’entend-on par particules fines ?

Outre les gaz, l’atmosphère contient des matières en suspension en phase liquide et solide (aérosols), représentant un mélange complexe de substances chimiques organiques et inorganiques et que l'on regroupe généralement sous le terme général de "particules en suspension". Ces particules en suspension sont souvent désignées par l'abréviation PM qui provient de l’anglais "Particulate Matter".

Le mot «particule» englobe donc un ensemble de composés variés. On peut les classifier de différentes façons :

  • selon leur origine :
    • naturelle: volcans, érosion dû au vent, embruns marins ;
    • Issue des activités humaines: processus industriels, gaz d’échappements des véhicules, chauffage domestique, phénomènes d’érosion (revêtements des routes, freins et pneus), sel et sable utilisés pendant l’hiver, etc.
  • selon leur mode de formation :
    • primaires = émises telles quelles dans l’atmosphère ;
    • secondaires = qui se forment dans l’air par réactions physico-chimiques à partir d’autres polluants.
  • sur base de leurs dimensions (il s’agit d’une classification où chaque catégorie englobe également les catégories de dimensions inférieures) :
    • PM10 : particules inférieures à 10 microns ;
    • PM 2,5 : inférieures à 2,5 microns ;
    • PM1 : particules ultrafines, de diamètre inférieur à 1 micron.

Quand observe-t-on des pics de forte concentration en particules ?

Ces épisodes surviennent au cours de périodes froides et sont essentiellement dus à une mauvaise dispersion des polluants consécutive aux conditions météorologiques défavorables. La faible vitesse de vent empêche la dispersion horizontale des polluants et la présence d’une inversion thermique limite leur dispersion verticale.

Surveillance et réseau de mesures

Un réseau de télémétrie couvrant l’ensemble du pays permet la surveillance et la mise en place des procédures d’alerte. L’implantation en région liégeoise se répartit entre les stations suivantes :

  • Boulevard Zénobe Gramme à Herstal ;
  • Rue du Canal de l’Ourthe à Angleur ;
  • Rue du Gosson à Jemeppe ;
  • Rue du Chéra à Liège ;
  • Rue Bois Saint Gilles à Saint Nicolas ;
  • Rue du Marly à Engis.

Les mesures et prévisions sont disponibles auprès de la Cellule interrégionale de l'Environnement (CELINE) et de l'Agence wallonne de l'air & du climat.

Plan d’actions en cas de pic de pollution ou Smog

C’est CELINE qui est chargée par les 3 Régions de déclencher les phases succesives du Plan d’actions.

Ce plan d’actions, approuvé par le Gouvernement wallon en date du 17/07/2008 et modifié le 10 juillet 2019, consiste en une procédure coordonnée de manière à limiter les effets néfaste de ces polluants sur la santé et l’environnement.

Des plans locaux pour des zones fortement urbanisées, dont Liège sont également prévus et coordonnés avec les Gouverneurs provinciaux. 

1. Phase d’information  

Niveau au-delà duquel la population doit être informée et conseillée afin de limiter les émissions de polluants.

La phase d’information est déclenchée par CELINE lorsque :

La moyenne glissante sur 24 heures pour les PM2.5 = 35 µg/m³
ET
La moyenne glissante sur 24 heures pour les PM10 = 50 µg/m³
ET
Les prévisions des conditions météorologiques restent défavorables à la qualité de l’air pour les prochaines 24 à 48 heures.

Pour la Région wallonne, les moyennes sont calculées à partir des stations situées au nord du sillon Sambre-et-Meuse.

Mesures préconisées :

  • Eviter les déplacements en voiture, favoriser le covoiturage, les transports en commun, la marche à pied et le vélo, en activité physique modérée et à l’écart des sources de pollution ;
  • Appliquer l’éco-conduite ;
  • Contrôle la température des lieux de vie en réduisant par exemple d’un degré la température ;
  • Eviter au maximum les feux de combustibles solides (bois ou charbon).

2. Phase d’alerte

Niveau au-delà duquel des mesures sont mises en œuvre afin de limiter les émissions.

La phase d’alerte est déclenchée par CELINE lorsque les prévisions indiquent :

Des concentrations journalières de PM10 = 70 µg/m³ atteints pour une durée d’au moins deux jours consécutifs
OU
des concentrations journalières de PM2.5 = 50 µg/m³ atteints pour une durée d’au moins deux jours consécutifs.

La phase d’alerte est activée un jour avant le début de l’épisode de pollution.

Mesures mises en place :

  • Limitation de la vitesse à 90 km/h sur autoroutes et renforcement des contrôles ;
  • Gratuité des transports en commun ;
  • Plans d’actions locaux par les Bourgmestres des zones affectées ;
  • Plans d’actions, sur base volontaire, dans certaines entreprises très émettrices de polluants.

3. Phase d’intervention 2

En complément au seuil d’alerte, la Région bruxelloise et la Région wallonne ont introduit un second seuil d’intervention.

Cette phase est déclenchée par CELINE lorsque :

La concentration en PM10 = 150 µg/m³

L’activation de cette phase implique la prise de mesures d’urgence supplémentaires :

  • Une diminution de la température dans les bâtiments publics ;
  • Les entreprises les plus concernées par les émissions de poussières fines sont également mises à contribution par des mesures de réductions temporaires de leurs émissions ;
  • Mesures éventuelles d’interdiction de circulation pour certaines catégories de véhicule ;
  • Les bourgmestres  renforcent leurs plans d’action locaux.

Impact de la pollution aux particules fines sur la santé

Les recherches menées depuis plusieurs années montrent que les particules fines présentes dans l’air ambiant ont un impact significatif sur la santé particulièrement pour « les personnes vulnérables » telles que :

  • Les personnes souffrant de problèmes respiratoires tels que BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive), bronchite chronique, asthme,... ;
  • Les personnes souffrant de problèmes cardio-vasculaires (affections coronaire, hypertension,...) ;
  • Les femmes enceintes ;
  • Les personnes âgées ;
  • Les jeunes enfants (âge < 1 an) ;
  • Les enfants souffrant d’une pathologie respiratoire (ex.: asthme).

En fonction des concentrations de polluants dans l’air ambiant, de la durée d’exposition, de la sensibilité des personnes exposées et de leurs activités, certaines affections aiguës peuvent être observées :

  • Chez les adultes vulnérables :
    • Une diminution des fonctions respiratoires ;
    • Une augmentation des maladies respiratoires ;
    • Une diminution des fonctions cardiaques.
  • Chez les enfants :
    • Une augmentation des infections respiratoires (ex.: rhume) ;
    • Une aggravation de l’asthme (et ceci même après 3 jours du pic de pollution à particules fines).

Recommandations lors de concentrations très élevées en polluants atmosphériques.
Les recommandations suivantes s’appliquent aux personnes/patients vulnérables. La famille et les personnes qui les soignent peuvent les soutenir et/ou les aider à suivre ces recommandations :

  • Rester à l’intérieur et ne pas aérer (garder les fenêtres et portes fermées) ;
  • Ne pas fumer et/ou ne pas fréquenter des zones fumeurs ;
  • Ne pas réaliser d’exercice physique et/ou prolongé (ex.: jogging) ;
  • Ne pas promener les jeunes enfants et ne pas les laisser jouer à l’extérieur.

Les personnes qui souffrent d’une pathologie respiratoire ou cardiaque :

  • Peuvent consulter leur médecin pour estimer la nécessité d’adapter leur traitement pendant le pic de pollution ;
  • Doivent consulter leur médecin en cas de moindre modification de leurs symptômes.

Les autres personnes vulnérables qui développent des symptômes respiratoires ou cardiaques doivent consulter leur médecin sans attendre.

Que peut-on faire individuellement pour limiter l’émission de particules fines ?

S’il est important de se prémunir des pics de pollution qui se produisent à raison de quelques jours par an, il faut cependant garder à l’esprit que c’est l’exposition à long terme, au jour le jour, qui est responsable de la plupart des dommages sanitaires. Il convient donc de ne pas se focaliser exclusivement sur les alertes.
C’est ainsi que outre les mesures prises au niveau industriel et du transport routier, d’autres peuvent être prises par chacun toute l’année, pour limiter les émissions de polluants, en particulier les oxydes d’azote et les particules :

  • Limiter l’utilisation de la voiture dont les gaz d’échappements sont une des principales sources de pollution et opter de préférence pour les transports en commun. Sans oublier la marche ou le vélo pour les petits trajets, les plus polluants en voiture ;
  • Si on ne peut pas se passer de son véhicule, des gestes simples permettent de diminuer la pollution tout en faisant des économies de carburant :
    • Respecter les limites de vitesse ;
    • Adopter une conduite calme et anticipative ;
    • Eviter de chauffer le moteur à l’arrêt, même par temps froid, mais rouler plutôt à vitesse très modérée en début de parcours et solliciter en douceur le moteur pendant les premiers kilomètres ;
    • Respecter les prescriptions d’entretien ;
    • Vérifier régulièrement la pression des pneus ;
    • Regrouper les déplacements en hiver afin de limiter les démarrages à froid qui sont particulièrement polluants ;
    • Avoir recours au covoiturage, une initiative citoyenne et conviviale qui ne demande qu'à être développée...
  • Réduire sa consommation d’énergie. N’oubliez pas que le chauffage quel que soit son mode est l'une des sources principales de pollution hivernale et un poste important dans la consommation d'énergie des ménages. Des gestes simples dans ce domaine peuvent donc permettre également de diminuer la pollution tout en faisant des économies d’argent :
    • Faire entretenir régulièrement son installation de chauffage ;
    • Contrôler la température. Un petit degré de moins suffit à réduire votre facture d’énergie de 6 à 7% ;
    • Couper le chauffage la nuit et durant vos absences en journée ;
    • Fermer les volets ou les rideaux durant la nuit limite les pertes de chaleur par les fenêtres de 30 à 50%, surtout si vous avez des simples vitrages.

Pour plus d’informations :