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Les Avantages de l’éco-pâturage pour la faune et la flore

Deux prairies, même relativement proche sur le territoire, n’ont pas nécessairement la même composition floristique. Richesse en nutriments, humidité, altitude, sous-sol, pH, exposition, mode d’exploitation, etc. sont autant de facteurs influençant la composition floristique. Celle-ci va elle-même influencer l’entomofaune (partie de la faune constituée par les insectes) présente sur une prairie.

Le manque de gestion d’une prairie ou d’une pelouse peut engendrer la diminution de la biodiversité de ces milieux. En outre, l’enrichissement du substrat et la couverture importante du sol de ces milieux provoquent dans une première phase une emprise de plus en plus prégnante des espèces nitrophiles comme l’ortie dioïque et les  ronces. Une seconde phase d’un manque de gestion consiste à recolonisation forestière progressive des milieux en aboutissant à l’homogénéisation globale des sites. La disparition de cette mosaïque de milieux (prairie, lisière, boisements à différents stades d’évolution) engendre une régression de la biodiversité potentielle du milieu initial que constituait la prairie ou la pelouse initialement présente sur un site.

La fauche avec exportation et l’éco-pâturage extensif sont deux techniques utilisées pour enrichir une prairie en biodiversité floristique et entomologique.

Quel que soit le mode de gestion retenu, le principe général reste toujours le même, tant pour les pelouses que les prairies, à savoir diminuer la compétition pour la lumière, l’eau et les éléments nutritifs du sol afin de permettre à une grande diversité d’espèces végétales de s’exprimer.

Pour remettre en lumière le sol, limiter la compétitivité des graminées présentes et favoriser la germination de la banque de graines d’une prairie, une première fauche ou pâturage intensif peut être réalisée entre le 15 avril et le mai d’une première année de restauration.
Par la suite, il est important de mener à bien suffisamment de fauches et/ou sessions de pâturage durant les deux premières années afin de permettre aux graines initialement présentes dans le sol de germer et de se développer face à la concurrence du couvert végétale plus banal en place.

La technique d'éco-pâturage choisie par la Ville de Liège pour différents sites doit être adaptée aux besoins de la faune et de la flore locales pour permettre le développement de plantes attractives pour les insectes. Les périodes de pâturage, le choix et la quantité de bétail doivent être adaptés au milieu en fonction de la surface, de la végétation et de l’état du sol. La restauration et réouverture de ces milieux semi-naturels ou anthropiques par la technique de pâturage extensif doivent ainsi bénéficier indirectement à la faune pollinisatrice associée (abeilles, syrphes, papillons).

En outre, l’enrichissement du substrat et la couverture importante du sol de ces deux milieux provoquent une emprise de plus en plus prégnante des espèces nitrophiles comme l’ortie dioïque, la berce commune et les ronces.

Le pâturage extensif crée des faciès beaucoup plus hétérogènes que la fauche, ce qui est profitable pour la biodiversité. Des plantes peu appréciées par le bétail ou favorisées par le piétinement peuvent aussi se développer. Une flore présentant plus de variétés favorables à l’entomofaune pourra également se développer.

Un suivi de la composition floristique pourra éventuellement permettre de confirmer l’évolution positive de cette technique de maintien des espaces ouverts.

Les sites actuellement en éco-pâturage sont le site Fabry, le verger des Filles de la Croix sur les Coteaux de la Citadelle et le terril Batterie ancien.

De nouveaux sites vont prochainement être soumis à cette technique particulière, comme le verger de Fayenbois, la Lande aux Aubépines du parc de la Chartreuse, ainsi qu’une petite partie du parc de Cointe. Au bout de deux ans, si les tests sont concluants, l’éco-pâturage de ces sites sera prolongé pour plusieurs années.

Sources et liens utiles :

https://www.lifeprairiesbocageres.eu/

Le-projet-value-added et l’Etude Patrimoine naturel Parc de la Chartreuse Projet Interreg 2015

Ville de LiègeCommune MayaAvec le soutien de la Wallonie