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Le Plan hiver est lancé, les services sont mobilisés !

Organisation du Plan hiver

Mi-novembre, la Ville de Liège a lancé son Plan hiver qui sera actif jusqu’à la mi-mars, ou plus longtemps si les conditions climatiques l’imposent.

D’importants moyens humains et matériels sont déployés : 118 agents communaux, préalablement formés au maniement des outils d’épandage, sont mobilisés pour sécuriser les voiries dès 4h du matin en semaine et dès 5h le week-end.

Au niveau matériel, 22 machines sont opérationnelles dont une nouvelle balayeuse spécialement conçue pour déneiger les cheminements cyclo-pédestres. 

Cette année, la Ville dispose d’une réserve de sel de 4 000 tonnes pour affronter les éventuelles offensives hivernales.

Les services des travaux mettent également à disposition 130 bacs de sels à proximité des rues à fort dénivelé. 

Les circuits prioritaires d’épandage 

Les circuits prioritaires concernent :

  • les voies d’accès aux hôpitaux
  • les itinéraires des transports en commun
  • les grands axes de circulation
  • les voiries desservant les pôles économiques.

Sur les 660 km de voiries que compte la Ville de Liège, 550 km sont des voiries communales et à charge de la Ville. 110 km ont un statut régional et sont gérés par le SPW.

Le prioritaire s’étend sur une distance de 250 km. Il se divise en 7 circuits. Chacun de ceux-ci s’étend sur une distance de l’ordre de 35 km. Les 7 circuits prioritaires sont :

  1. Jupille / Wandre
  2. Rocourt / Ste-Walburge
  3. Guillemins / Sclessin
  4. Laveu / Burenville
  5. Grivegnée / Chênée
  6. Angleur
  7. Centre

Les circuits sont actualisés chaque année en fonction des chantiers et des aménagements en cours. Ils s’adaptent donc aux contraintes du moment en matière de mobilité. Ainsi, dès cette année, les abords de l’important chantier du tram génèreront-ils une vigilance particulière au niveau des opérations d’épandage et de sécurisation.

Le service hiver pour le traitement des axes prioritaires est dirigé par un conducteur, responsable des diverses interventions, qui est lui-même secondé par un agent de maîtrise. Le conducteur prend toutes les dispositions adaptées aux circonstances atmosphériques sur lesquelles il est en permanence informé via les bulletins météorologiques émanant du centre «Perex», par le programme informatique météoroute et via le Centre de Bierset. Il reste également en contact constant avec les services de sécurité, tels que la police, les pompiers et la permanence civile. Ces services assurent en permanence la surveillance du réseau routier et sont chargés d’avertir en temps réel le conducteur de garde sur toute action de sécurisation qui revêt un caractère d’urgence.

Durant la période du Plan Hiver, deux modes de fonctionnement sont prévus.

  1. Lorsque les risques d’intempérie sont moindres, les équipes sont de garde à domicile et rappelables à tout moment par le conducteur.
  2. Au cœur des intempéries, une capacité d’intervention immédiate est requise. C’est pourquoi les 13 agents de garde sont systématiquement réunis et opérationnels dès 4h du matin en semaine et 5h, le weekend.

Les circuits secondaires

Les axes secondaires représentent 300 km de voiries. Ils sont traités par les 3 divisions de voiries (Nord, Centre et Sud) qui interviennent sur leur secteur géographique spécifique. Pratiquées en principe aux heures ouvrables, ces prestations sont bien sûr modulables en fonction des nécessités rencontrées sur le terrain. Ainsi, en cas de conditions très rigoureuses, des actions transversales entre les différents départements sont mises en place afin d’accentuer le déneigement manuel de certaines voiries difficiles d’accès, et cela, pour garantir la circulation des piétons et notamment celle des plus fragilisés d’entre eux. Pour rappel, les cheminements piétons représentent 1000 km sur le territoire de la Ville. L’accès aux bâtiments publics où sont localisés des mini-crèches, des crèches, des écoles, des mairies de quartier, et l’accès aux locaux qui accueillent des personnes à mobilité réduite et des personnes âgées doivent être garantis. Dans cette optique, les ouvriers communaux réalisent des parcours déneigés.

En outre, les écoles communales sont approvisionnées en sel pour garantir tant aux enfants qu’aux parents un cheminement en toute sécurité dans l’enceinte de l’établissement. Les antennes du CPAS font également l’objet d’un approvisionnement en sel. 

Les services des travaux assurent également la fourniture de sel en conteneur à proximité des voiries à forte déclivité. 130 bacs à sel sont ainsi mis à disposition des riverains concernés. Cette mesure permet aux citoyens d’assurer un déneigement efficace devant leurs habitations.

Des moyens humains conséquents 

Dans le circuit prioritaire, une équipe d’intervention se compose de 8 chauffeurs, de 1 mécanicien et de 2 opérateurs pour le chargement du sel dans les épandeuses. Si on tient compte de la présence du responsable d’équipe (conducteur) et de son adjoint, une équipe se compose donc de 13 agents.

Les 13 agents sont de service toutes les quatre semaines.

Chaque équipe d’intervention effectue une garde hebdomadaire, en étant opérationnelle 24h/24h, du lundi à 11h au lundi suivant à 11h. 

Avant la mise en place du dispositif, chaque intervenant, qu’il s’agisse du circuit prioritaire ou secondaire, doit maîtriser l’organisation du service hiver. Pour cela, il faut qu’il dispose d’une formation spécifique qui lui permette d’effectuer un épandage efficace. 

Ainsi, tous les chauffeurs ont-ils suivi une formation de maniement des épandeuses que dispense un technicien de l’entreprise qui a fourni les équipements. Il s’agit, grâce à cette formation, de dominer non seulement l’utilisation du matériel mais aussi son montage, son démontage, son entretien et son chargement. Une connaissance parfaite du maniement du matériel d’épandage permet en effet son utilisation optimale, sa préservation et, bien sûr, un gain de temps en mode opératoire.

Le second volet de la formation spécifique des équipes d’épandage vise à la parfaite connaissance des circuits par ceux-ci. Ces formations sont dispensées par les chauffeurs expérimentés qui transmettent ainsi tant leur connaissance du terrain que leur savoir-faire en termes d’interventions. De plus, les nouveaux chauffeurs du service hiver (ou les moins aguerris) bénéficient également d’une formation de conduite qui vise à les habituer à circuler sur tous les reliefs du territoire avec un camion chargé. A l’occasion de cet entraînement, le camion n’est pas chargé d’une épandeuse mais sa benne est lestée d’une charge de sable équivalente au poids de l’épandeuse remplie de sel. Ces répétitions sur le terrain permettent à tous les intervenants techniques d’être familiarisés avec les procédures et de reproduire celles-ci avec une efficacité optimale en temps utile.

Les moyens logistiques de la Ville

En matière de Plan hiver, ce sont pas moins de 22 véhicules spécifiques qui sont liés à la lutte contre les intempéries hivernales.

Le parc de véhicules spécifiques de la Ville de Liège est constitué de 9 camions avec grandes épandeuses de 5m³ et de 10 épandeuses de 1m³, montées sur camionnettes.

Deux véhicules 4x4 munis d’une lame et une épandeuse 1m³ sont également opérationnels. Ils sont spécifiquement destinés au déneigement des voiries très étroites et des piétonniers. Par ailleurs, la Ville dispose aussi d’une lame chasse-neige pour camion, de 2 lames à monter, le cas échéant, sur tracteur de type «tracto-pelle», mobilisable pour le traitement des rues très pentues en cas de fortes averses neigeuses.

La Ville dispose également d’un tracteur avec lame et épandeuse de 1m³, pour faire face aux conditions d’intervention les plus difficiles. Les services disposent de surcroît, d’un chargeur télescopique qui facilite considérablement la manœuvre de chargement du sel sur les divers engins avant qu’ils ne quittent l’entrepôt. 

Depuis 2011 et son adhésion au marché groupé de la Province, la Ville de Liège compte chaque année sur un stock pré-hivernal de sel conséquent. Cet achat groupé et effectué plus tôt dans l’année garantit des conditions financières optimales pour le budget communal. A titre d’exemple, le coût d’une tonne de sel en vrac est de 54,24 €. Depuis 8 ans, la centrale d’achat provinciale permet ainsi, à ses utilisateurs, de réaliser une économie de l’ordre de 25% sur le coût d’acquisition du sel. 

Cette année, c’est une provision totale de 4000 tonnes de sel qui est mobilisable au besoin. Ces quantités répondent amplement aux besoins d’épandage lors d’un hiver rigoureux si on tient compte qu’un hiver «traditionnel», de l’ordre de ceux que nous avons vécu ces cinq dernières années, génèrent une dépense en sel d’épandage, qui oscille entre 2000 et 2500 tonnes.

L’épandage est toujours pratiqué dans le cadre d’actions curatives et non préventives. Les raisons de ce choix sont diverses : économique (coût du sel et risque de dégradation des revêtements) et environnementale notamment (pollution des sols et des accotements).

Les sels utilisés sont le chlorure de sodium jusqu’à – 8 degrés. Au-delà de cette température, la ville peut épandre du «dimix» (1/3 calcium et 2/3 sodium) qui se révèle très efficace pour les températures plus basses, jusque – 12 degrés.

L’utilisation de matières abrasives, de type laitier granulé, est réservée aux circonstances exceptionnelles. 

L’efficacité est liée à la circulation des véhicules qui, par leur passage, vont contribuer à faire fondre la neige. Le mélange sel/eau provoque en effet une réaction chimique. La fréquence de passage des épandeuses dépend de différents paramètres comme la nature du revêtement (pavés, tarmac), la température et l'abondance des précipitations hivernales.

Lors de fortes chutes de neige, des difficultés de circulation peuvent apparaître. En effet, une rue, qui a été traitée, reste, parfois, inaccessible car trop peu de voitures empruntent l’artère. Comme la densité du trafic a une influence sur le temps nécessaire à l’action du sel, les automobilistes doivent, en tout temps, faire preuve de prudence.

© Ville de Liège

 

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