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Age du bâti

Age du bâti

L’âge du bâti a été défini à l’échelle de la parcelle en fonction de la période de construction renseignée dans les registres du cadastre. Si plusieurs constructions sont présentes sur la même parcelle, c’est la date correspondant à l’édifice le plus ancien qui a été retenue. Pour faciliter la lecture de la carte, cinq grandes périodes ont été identifiées. Les différentes phases de croissance de l’urbanisation peuvent ainsi être repérées. Logiquement, elles esquissent des auréoles concentriques autour des quartiers centraux : le cœur historique, le quartier de l’Île (Carré) et Outremeuse abritent de nombreux bâtiments anciens. La présence de bâtiments antérieurs à 1850 permet de repérer également les anciens faubourgs urbanisés dès la fin du moyen-âge au-delà des murailles : Avroy, Saint-Gilles, Sainte-Marguerite, Sainte-Walburge, Vivegnis, Amercoeur, chaussée de Wez à Grivegnée… Quelques édifices anciens peuvent enfin être rencontrés au cœur des anciens villages autrefois séparés de Liège, en particulier Jupille et Chênée.

La localisation des bâtiments construits au cours de la seconde moitié du 19e siècle révèle l’urbanisation fulgurante des quartiers industriels de Saint-Léonard et du Longdoz pendant cette période. A la même époque, le quartier « sud », entre la rue Saint-Gilles et la gare des Guillemins s’est développé comme un quartier résidentiel bourgeois. Réaménagé à la fin du 19e siècle, le fort de la Chartreuse apparaît également au milieu du plateau de Belleflamme.

C’est au cours de la première moitié du 20e siècle que se sont fortement urbanisés les abords de la rue de Campine à l’entrée de la rue Sainte-Walburge, le Laveu, Cointe, Kinkempois, la plaine des Vennes, le quartier de la Chartreuse ou Bressoux. De vastes ensembles de logements ouvriers se sont aussi mis en place à partir des années 20, entraînant l’urbanisation de sites autour du Boulevard des Hauteurs (Naniot), sur le plateau du Tribouillet (Thier-à-Liège) ou sur les versants de Jupille.

Cette dynamique s’est poursuivie au cours des quatre décennies de 1950 à 1989, avec la construction de plusieurs centaines de logements sociaux sur la plaine de Droixhe. Les acteurs de la promotion privée ont de leur côté développé des dizaines de lotissements résidentiels dans les quartiers plus périphériques de Cointe-Bruyère, Rocourt, Wandre-Rabosée, Chênée, Jupille, Grivegnée-Bois-de-Breux, ainsi qu’au Sart Tilman et le long de la route du Condroz. Les grosses transformations et les opérations de démolitions-reconstructions ont été prises en considération dans les données cartographiées, ce qui explique la présence de bâtiments de cette période sur des terrains qui avaient déjà été urbanisés auparavant. A Grivegnée-bas, le long de l’axe du « boulevard de l’automobile », d’anciens sites industriels ont par exemple été remplacés par des lotissements résidentiels. Dans le centre-ville, les percées de la rue Charles Magnette et de l’avenue Destenay ont entraîné la reconstruction des fronts bâtis. C’est également pendant cette période qu’ont été construits de grands équipements publics : cité administrative de la Ville, complexe administratif et muséal de l’îlot Saint-Georges, hôpital de la Citadelle, palais des Congrès, abattoir et marché couvert de Droixhe, infrastructures sportives à Naimette, bâtiments universitaires et nouvel hôpital au Sart Tilman... La modification du règlement communal d’urbanisme ayant libéré la hauteur des constructions, le bâti situé le long des grands axes (parcs, quais) a été fortement renouvelé au cours de cette période.

De nouvelles vastes opérations de restructuration se sont mises en place depuis 1990, dans une logique de reconstruction des espaces stratégiques centraux : abords de la place Saint-Lambert et du carrefour du Cadran, axe reliant la nouvelle gare des Guillemins à la Médiacité en passant par la tour des Finances, abords du canal de l’Ourthe et du centre commercial de Belle-Île… De nouveaux lotissements résidentiels continuent parallèlement à se mettre en place à Rocourt, au Thier-à-Liège, à Wandre, à Grivegnée-Haut ou au Sart Tilman, tandis que les parcelles qui étaient encore vacantes dans les lotissements plus anciens se couvrent de maisons. D’autres sites sont marqués par l’aménagement d’espaces pour l’accueil d’activités économiques, comme le redéploiement du site de l’usine Piedboeuf-Jupiler à Jupille ou l’extension du parc scientifique au Sart Tilman.

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