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Logements publics

Logements publics

La carte du logement public révèle au premier coup d’œil tous les grands groupes de logements sociaux construits depuis les années 1920. Sur le territoire central correspondant à l’ancienne commune de Liège, la société « La Maison liégeoise » a ainsi érigé dès cette époque plusieurs complexes d’immeubles à appartements dans les quartiers denses (avenue Reine Elisabeth dans le quartier des Vennes, rue Louis Jamme en Outremeuse) et d’autres ensembles sur le modèle de la cité jardin autour de la rue Naniot et du boulevard des Hauteurs à Sainte-Walburge. Avec la mise en vente ultérieure d’une partie des logements, certains ensembles présentent aujourd’hui des statuts de propriété hybrides, avec des logements publics côtoyant des maisons privées. C’est notamment le cas dans la cité du Tribouillet au Thier-à-Liège ou dans la cité des Bruyères à Cointe. D’autres ensembles ont été conçus dans les années 1960 à 1980 autour d’immeubles à appartements : tours du quai des Tanneurs (Outremeuse), ensemble de la rue du Sergent Merx (Rocourt), cité Sainte-Beuve (Burenville), barre de la rue des Franchimontois (Saint-Léonard). Le vaste complexe de la cité de Droixhe est le plus marquant, abritant la plus grande concentration de logements publics de Wallonie.

Dans les quartiers périphériques correspondant aux anciennes communes fusionnées avec Liège en 1977, les logements publics sont principalement gérés par la société de logements « Le Logis social ». Le modèle de la « cité jardin » composé de petites rangées de maisons individuelles a été dominant dans un premier temps (cité des Trixhes à Jupille). Des années 1950 aux années 1980, des petits immeubles d’appartements ont souvent été associés aux rangées de maisons (par exemple, les cités J.J. Merlot et des Mineurs à Bois-de-Breux). Réalisée à partir des années 1940, la rénovation du vieux Bressoux s’est uniquement effectuée par la reconstruction d’immeubles à appartements. La typologie fonctionnaliste de la grande barre isolée a plus tard été adoptée pour les logements publics du centre d’Angleur, tandis qu’une conception plus proche de la cité jardin a encore été reprise au cours des années 70-80 pour la rue C. Davin sur les versants du Sart Tilman. Certains ensembles ont aussi basculé vers la propriété privée, comme dans le cas de la cité de la place Dejardin sur les hauteurs de Grivegnée, où subsistent seulement quelques logements appartenant aux pouvoirs publics.

Certains points colorés dans le centre-ville révèlent un nouveau mouvement, avec l’investissement des autorités dans la rénovation de logements anciens dans le cadre d’opérations de rénovation urbaine, en particulier dans les quartiers de Sainte-Marguerite, de Saint-Léonard, du « Grand Léopold », et d’Outremeuse. Plusieurs acteurs y interviennent comme la Ville de Liège, le CPAS ou le Fonds du Logement des Familles nombreuses de Wallonie.

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