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Modèle numérique de surface

Modèle numérique de surface

Un modèle numérique de surface (MNS) est une représentation de l’altitude d’une zone déterminée qui inclut tous les éléments situés à la surface du sol (bâtiments, ponts, végétation, véhicules…). Le contexte particulier du relief liégeois reste clairement lisible : les plaines alluviales planes de la Meuse, de l’Ourthe et de la Vesdre ; les plateaux de Rocourt (nord-ouest), Belleflamme (est), Cointe (ouest) et du Sart-Tilman (sud) ; les versants échancrés par les vallons secondaires.

Des grandes infrastructures réalisées par l’homme peuvent en outre être identifiées. Dans la partie centrale de la commune, les flux de la Meuse et de l’Ourthe empruntent deux bras qui entourent l’Île d’Outremeuse. Leur tracé est en grande partie artificiel, résultant des grands travaux d’assainissement, d’endiguement, de comblement et de déviation, réalisés entre le début du 19e siècle et le début du 20e siècle. Leurs objectifs étaient d’assainir la ville, de réduire le risque d’inondations et d’augmenter les capacités de navigation. Le réseau hydrographique originel était jusqu’alors beaucoup plus complexe, les cours d’eau se divisant en de nombreux bras délimitant plusieurs dizaines d’îlots. De fait des remblaiements, plusieurs voiries structurantes épousent aujourd’hui le tracé de ces anciens bras d’eau dans le centre-ville (par exemple l’avenue Blonden ou les boulevards d’Avroy et de la Sauvenière), en Outremeuse (boulevards Saucy, et de la Constitution), ainsi que dans quartier des Vennes (boulevards Poincaré, de Froidmont et Emile de Laveleye). Outre les berges canalisées (Ourthe, pourtours de l’Ile Monsin), de nombreux tracés linéaires correspondent par ailleurs aux talus des voies ferrées (du côté d’Angleur par exemple) ou aux talus autoroutiers (Rocourt, Wandre). Il est également possible d’identifier les terrils coniques (au nord de la commune) ou aplanis (site de Patience et Beaujonc à Glain, terril de Perron Ouest à Sclessin), composés de résidus de l’exploitation charbonnière. De grandes structures bâties peuvent enfin être repérées : les bastions des forts de la Chartreuse, ceux de l’ancienne Citadelle de Sainte-Walburge, ou encore la nouvelle gare des Guillemins.

Difficilement accessible, l’espace du Sart Tilman est resté à l’abri de l’urbanisation jusqu’au milieu du 20e siècle. A partir des années 1960, le nouveau campus de l’université de Liège y a été développé autour de l’échancrure du ruisseau du Blanc Gravier. Mais c’est surtout les tracés de son golf que le MNS rend perceptibles.

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