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Communiqué Collège du 19/01/2018

Toxicomanie et grande précarité

Le Collège communal a consacré la matinée au dossier (de la lutte contre) la toxicomanie et à l’examen plus particulier de l’ouverture, dans les meilleurs délais, d’une salle de consommation à moindre risque.

Suite aux exposés tenus par la Police et l’Observatoire Liégeois des Drogues, un long échange a eu lieu entre les membres du Collège. Ce vendredi 19 janvier, le Collège communal de Liège s’est positionné unanimement en faveur de la mise en œuvre d’une Salle de Consommation à Moindre Risque.

Ce dispositif vise à amener les toxicomanes vers le secteur de l’aide et de soins tout en permettant de sortir la consommation de stupéfiants de l’espace public et de mettre ainsi fin aux scènes qui nuisent fortement à la qualité de vie en ville.

L’ouverture d’un tel lieu est souhaitée par tous les acteurs de terrains : acteurs sociaux, police et usagers eux-mêmes.

Le Collège attend à présent le résultat imminent de l’étude commanditée par le Gouvernement fédéral et insiste pour que le cadre règlementaire soit modifié afin que la Belgique et Liège rejoignent la liste des 8 pays et des 64 villes européennes qui disposent de salles de consommation (90 à l’heure actuelle).

Les locaux utilisés pour l’expérience "TADAM", situés à côté du Commissariat de Wallonie-Centre, répondent, sous réserve de quelques aménagements aux besoins de ce futur projet.

Dès lors, le Collège a mandaté l’administration communale, la fondation TADAM, la police et le CPAS pour proposer des modalités de fonctionnement et estimer les moyens humains et financiers nécessaires.

Le Collège a également rappelé la nécessité d’ouvrir rapidement un centre d’accueil "bas seuil" permettant une prise en charge permanente des publics en situation de grande précarité. Ici aussi, l’administration communale, la fondation TADAM, la police et le CPAS ont mandat pour avancer dans la concrétisation du projet de Centre d’Accueil Socio-Sanitaire, actuellement en cours d’élaboration avec la Province.

Une commission générale consacrée à la Toxicomanie est convoquée par le Collège le samedi 27 janvier. Ce débat sera également abordé en séance publique lors du Conseil communal du lundi 29 janvier.  

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Bavière : soutien unanime du Collège quant à la décision du Bourgmestre d’ordonner la démolition de l’ancienne dentisterie

Le bourgmestre Willy DEMEYER a porté à la connaissance du Collège l’arrêté pris le 17 janvier ordonnant à la SA BAVIERE la démolition de l’ancienne dentisterie dans les meilleurs délais.

Le Collège communal a marqué un soutien unanime à cette décision du bourgmestre.

Concernant la présence possible de squatteurs dans l’ancienne patinoire de Coronmeuse, le bourgmestre a demandé au chef de Corps d’effectuer une visite des lieux.

Toutefois, le bourgmestre rappelle que celle-ci fait l’objet d’un projet de conservation et de rénovation dans le cadre du futur éco-quartier de Coronmeuse dont il constitue l’un des éléments majeurs.


Cirque d’Hiver : permis d’urbanisme refusé

Sur proposition de Monsieur l’échevin de la Culture et de l'Urbanisme, le Collège a refusé de délivrer le permis d'urbanisme sollicité par la S.A. MAJESTIC. Celle-ci souhaitait réhabiliter le bâtiment (sis rue Jaspar 1 à 4000) de l’ancien Cirque d’Hiver en le transformant en un parking de 93 places. 

Si la création de parking au centre-ville n’est pas à exclure, il importe que les projets améliorent l’espace public et le rende plus convivial.

Les réclamations reçues dans le cadre de l’enquête publique portaient sur le caractère inopportun d’un nouveau parking dans l’hypercentre et l’exiguïté de la voirie du Thier de la Fontaine déjà fortement sollicitée par d’importants flux de circulation. De plus, les modalités d’exploitation n’étaient pas suffisamment précises.

Nombreux sont les habitants et usagers piétons du quartier qui empruntent tant le Thier de la Fontaine que le Mont Saint-Martin. Le Collège considère que la création d’un parking à cet endroit ne fera qu’augmenter les problèmes existants de circulation, d’accessibilité et de sécurité. 

Sur le plan patrimonial, l’aménagement d’un parking est inadapté au caractère de l’immeuble. 

Enfin, le projet entre en contradiction avec la volonté communale de diminuer l’accès aux véhicules pour rendre, à moyen terme, cette zone aux modes de transports doux en conservant l’accès aux garages des riverains.