Parc de la Boverie : 96 nouveaux arbres commandés pour poursuivre la renaissance du patrimoine arboré
Après une première campagne de plantation l’hiver dernier, la Ville de Liège poursuit la mise en œuvre du réaménagement du parc avec des essences diversifiées, ornementales et mieux adaptées au climat de demain.
Le réaménagement du patrimoine arboré du parc de la Boverie franchit une nouvelle étape. Lors de sa dernière séance, le Collège communal de la Ville de Liège a validé l’achat de 96 nouveaux arbres, qui seront plantés au cours de l’hiver 2026-2027.
Cette nouvelle campagne s’inscrit dans le vaste programme de régénération du patrimoine arboré de la Boverie engagé par la Ville. Durant l’hiver 2025-2026, 27 premiers arbres indigènes (notamment des charmes, peupliers, aulnes, saules ou merisiers) ont déjà été plantés. Une dizaine de conifères complémentaires viendront prochainement compléter les commandes.
Au total, ce sont ainsi plus de 130 nouveaux arbres qui viendront progressivement renouveler et enrichir le patrimoine arboré de ce parc emblématique.
Un patrimoine qui s’était progressivement appauvri
Cette intervention répond à un constat posé depuis plusieurs années. Le diagnostic forestier réalisé en 2020 avait établi qu’entre 1986 et 2020, le parc de la Boverie avait perdu 86 arbres, soit en moyenne plus de deux arbres par an. Une trentaine d’arbres supplémentaires avaient ensuite dépéri, portant à 118 le nombre de sujets disparus et confirmant la nécessité d’une intervention structurelle.
Ces dernières années, 32 arbres morts ou présentant des problèmes de sécurité ont ainsi dû être abattus. L’objectif n’est toutefois pas simplement de remplacer les sujets disparus, mais de reconstruire un patrimoine arboré plus diversifié, plus résilient et mieux adapté aux conditions climatiques futures.
« La Boverie est l’un des parcs les plus appréciés des Liégeoises et des Liégeois. Notre ambition est de lui redonner toute sa richesse paysagère et de préparer son patrimoine arboré pour les prochaines décennies. Nous voulons retrouver des arbres de tailles, de formes et de couleurs différentes, recréer des zones d’ombre et offrir demain aux générations futures un parc encore plus beau et plus agréable à vivre », souligne l'échevin des espaces verts.
Diversifier pour mieux résister au climat de demain
Après une première campagne faisant une large place aux espèces indigènes, la plantation 2026-2027 permettra également de réintroduire une dimension ornementale correspondant à la vocation historique et paysagère de la Boverie.
Ginkgos, féviers d’Amérique, cèdres de l’Himalaya, arbres de Judée, micocouliers, chênes ou encore parroties de Perse figurent notamment parmi les essences retenues. Le choix vise à assurer une grande diversité d’espèces, de ports, de tailles et de couleurs, tout en privilégiant des arbres susceptibles de mieux faire face aux épisodes de chaleur, aux sécheresses et au stress hydrique.
Cette diversification constitue l’un des principes fondamentaux du projet : éviter de concentrer le parc autour d’un nombre limité d’espèces et renforcer ainsi sa capacité à faire face aux maladies, aux parasites et aux évolutions climatiques.
Le programme initial avait été construit autour de cinq priorités : la pérennité du patrimoine arboré, la diversification des essences, l’amélioration de la qualité écologique et des dendromicrohabitats, la protection des sols et des racines et la sécurité du public.
Pour l'échevine de l'environnement et la biodiversité, « renforcer la biodiversité, c’est aussi créer un parc capable de mieux résister aux changements climatiques. La diversité des essences constitue une véritable assurance pour l’avenir. Elle permet de préserver les fonctions écologiques du parc tout en maintenant sa richesse paysagère. »
Un projet construit avec le Patrimoine
La Boverie n’est pas un parc comme les autres. Classé comme site depuis 1974, il présente une valeur patrimoniale et paysagère particulière. Le réaménagement de sa strate arborée a donc été pensé dans le respect de cette histoire.
La Ville de Liège a élaboré, en concertation avec l’Agence wallonne du Patrimoine, un Plan-Guide Paysager destiné à fixer une vision de long terme pour le site et à encadrer les interventions de restauration, de rénovation et de gestion. Ce document permet notamment de déterminer les interventions à mener sur la strate arborée tout en respectant les qualités paysagères du parc.
Le 19 septembre 2025, le Collège communal avait poursuivi cette démarche dans le cadre du dossier de permis d’urbanisme relatif à la préservation et à la régénération du patrimoine arboré. Le permis porte notamment sur les abattages et plantations, les interventions d’étayage et d’élagage, le maintien de certains bois morts favorables à la biodiversité ainsi que la protection des pieds d’arbres.
« La requalification de la Boverie est un travail de longue haleine. Après les cheminements, l’éclairage et les différents investissements réalisés dans le parc, le renouvellement de son patrimoine arboré constitue une nouvelle étape essentielle. Nous travaillons ici avec une vision qui dépasse largement une législature », ajoute l'échevin des Travaux.
Préparer la Boverie des prochaines générations
Au-delà du nombre d’arbres plantés, l’enjeu est de retrouver progressivement une véritable composition paysagère, avec davantage de diversité, d’ombrage et de perspectives, tout en protégeant les sujets remarquables déjà présents.
« Planter aujourd’hui, c’est dessiner la Boverie que connaîtront les Liégeois dans vingt, trente ou cinquante ans. Le changement d’un parc ne se mesure pas à l’échelle de quelques mois. Avec ce projet, nous réparons une érosion progressive du patrimoine arboré et nous investissons très concrètement dans la qualité de vie des générations futures », conclut le premier échevin.
Contact
Echevinat de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, des Espaces verts et de la Propreté
Audun Brouns
audun.brouns@liege.be
0496 20 84 83