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Hommage à Lise Thiry par Jaba

Ce projet est le fruit d’une collaboration et d’un partenariat nourri depuis plusieurs années entre la Ville, la direction et le pouvoir organisateur du DIC Collège. Sollicitée par l’école qui souhaitait enrichir le pignon latéral de ses bâtiments par une œuvre artistique, l’équipe de Paliss’art s’est rapidement penchée sur un hommage à une personnalité féminine liégeoise. Le choix s’est porté sur une femme d’exception, Lise Thiry.

LISE THIRY est née à Liège le 5 février 1921 et décédée le 16 janvier 2024. Scientifique de renom, médecin virologue et microbiologiste, elle est également une militante wallonne. Progressiste, elle soutient de nombreuses causes comme le féminisme, la défense de la médecine sociale, le soutien aux victimes du sida et l’appui des demandeurs d’asile.

Lise est la fille de Marcel Thiry, écrivain et sénateur. De cette ascendance, elle garde un profond attachement à l’idée wallonne. Après des études de médecine poursuivies à l’Université de Liège pendant la seconde Guerre mondiale, elle est, en 1946, l’une des trois seules femmes diplômées sur un total de 140 étudiants.

Chercheuse à l’institut Pasteur de Bruxelles, elle se spécialise en virologie et microbiologie. En 1952, elle y créera le service de virologie. Elle est également cofondatrice du Groupe d'Étude pour une Réforme de la Médecine (GERM).

Professeur à l'Université libre de Bruxelles, Lise Thiry participe à la mise au point d’un dépistage du virus du sida. Elle est également présidente du Conseil scientifique de prévention du sida.

A côté de cette brillante carrière scientifique, Lise Thiry entend également s’investir dans la société dans laquelle elle vit. Militante au sein du parti socialiste à partir de 1973, un de ses combats en tant que femme et en tant que médecin sera en faveur de la dépénalisation de l'avortement.

En 1985, elle est élue au Sénat et reçoit le titre de femme de l'année. Elle participera en 1990 à une commission chargée de l’évaluation des effets de la nouvelle Loi relative à l'interruption volontaire de grossesse dont elle est l’une des rédactrices. Militante en faveur des droits de l’homme, elle a été la marraine de Sémira Adamou, la jeune Nigérienne étouffée par les gendarmes belges chargés de son expulsion en 1998.

Lise Thiry participe alors à toutes les manifestations et apporte sa caution aux pétitions des associations de soutien aux illégaux. A ce titre, elle est invitée à siéger comme représentante d'ONG dans une des chambres de la commission de régularisation des étrangers en situation irrégulière, en 2000.