Étourneaux en ville
Il existe deux types de population d’étourneaux :
- la population autochtone présente été comme hiver. Elle vit en groupe plus restreint que les populations migratoires et qui est dès lors beaucoup moins remarquée ;
- une population migratoire provenant des pays nordiques et des pays de l’est et qui hiverne dans le sud de l’Angleterre, dans le sud de la France et en Espagne.
A la période de la migration pour l'hivernage, les populations migratoires s’observent du mois d’octobre à décembre en fonction des conditions climatiques.
Ces grands rassemblements d’étourneaux en fin de journée dans les villes proviennent du fait que ces volatiles sont attirés par la lumière artificielle, par la diminution des vents et par les températures légèrement plus clémentes. Quelques petits degrés supplémentaires du fait des infrastructures urbaines suffisent.
Durant la journée, ils vont se nourrir dans les campagnes périphériques. En fin d’après-midi ils se rassemblent par groupes dans des lieux intermédiaires pour converger finalement vers leur dortoir. Ces groupes, souvent assez importants, d'étourneaux quitteront leur dortoir pour poursuivre leur route migratoire dès que certains paramètres seront réunis (principalement une baisse de la température).
Il est conseiller d'éviter dans la mesure du possible de garer votre véhicule sous un arbre ou une ligne électrique dortoir.
Par le passé, la diffusion de cris d'oiseaux prédateurs (comme le geai des chênes) était utilisée à des fins d'effarouchement sur les sites dortoir au moment de leur arrivée. Cette méthode, nécessitant une dérogation du Département de la Nature -SPW, n'a donné aucun résultat probant.
La législation régionale (Loi sur la Conservation de la Nature 1973) existante les concernant stipule à son article 2 :
Bien que cette espèce n'est pas mentionnée dans l'Annexe 1 du décret du 6 décembre 2001 modifiant la Loi du 12 juillet 1973 de la Conservation de la Nature, elle bénéficie de la protection définie par l'Article 2 qui stipule que, sous réserve du paragraphe 3, sont intégralement protégés, tous les oiseaux, normaux ou mutants, vivants, morts ou naturalisés, appartenant à une des espèces vivant naturellement à l'état sauvage sur le territoire européen, notamment celles visées à l'annexe I, y compris leurs sous-espèces, races ou variétés, quelle que soit leur origine géographique, ainsi que les oiseaux hybridés avec un individu de ces espèces.
Cette protection implique l'interdiction :
- de piéger, de capturer ou de mettre à mort les oiseaux quelle que soit la méthode employée ;
- de perturber intentionnellement les oiseaux, notamment durant la période de reproduction et de dépendance, pour autant que la perturbation ait un effet significatif eu égard aux objectifs de la présente sous-section ;
- de détruire, d'endommager ou de perturber intentionnellement, d'enlever ou de ramasser leurs œufs ou nids, de tirer dans les nids ;
- de détenir, de céder, d'offrir en vente, de demander à l'achat, de vendre, d'acheter, de livrer, de transporter, même en transit, d'offrir au transport, les oiseaux, ou leurs œufs, couvées ou plumes ou toute partie de l'oiseau ou produit facilement identifiable obtenus à partir de l'oiseau ou tout produit dont l'emballage ou la publicité annonce contenir des spécimens appartenant à l'une des espèces protégées, à l'exception de celles de ces opérations qui sont constitutives d'une importation, d'une exportation ou d'un transit d'oiseau non indigène.
Les Articles 5 et 5bis définissent les modalités de dérogations aux mesures de protection des espèces animales et végétales.
En conclusion : la législation est relativement stricte et laisse donc peu de liberté en termes d'actions contre ces oiseaux durant cette période de migration.