Air
Afin d’assurer le suivi de la qualité de l’air sur son territoire, la ville de Liège dispose de :
Réseaux de mesure
Le réseau télémétrique officiel
Il mesure en continu différents polluants par le biais d’analyseurs de référence répartis sur l’ensemble du territoire belge. Il est géré par l’ISSeP et c’est grâce à son suivi que CELINE (Cellule Interrégionale de l’environnement) déclenche entre autres les différentes phases des Plans en cas de pics de pollution aux particules fines (plutôt en période hivernale), d’ozone (par temps chaud)…
Le réseau local de mini-stations
Installé par l’ISSeP à la demande de la Ville dans chaque quartier Il donne en continu une image indicative de la situation : le BelAQi.
Le BelAQI, indice belge de qualité de l’air, permet d’évaluer globalement la qualité de l’air à court terme sur une zone géographique déterminée à partir des mesures de 4 polluants dans l’air ambiant : les PM10, les PM2.5, l’ozone (O3) et le dioxyde d’azote (NO2).
Le réseau mobile de mini-stations
Celui-ci permet des campagnes de mesure dans des zones et/ou des situations qui demandent à être mieux caractérisées.
Statistiques locales
La ville de Liège suit de près l’évolution de la qualité de l’air sur son territoire à travers :
- les résultats obtenus au niveau des stations du réseau télémétrique officiel (publication sur IRCELINE) ;
- les valeurs cibles et valeurs limites établies par la Directive européenne 2008/50/CE concernant la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe ;
- les lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air (2021) avec pour chaque polluant des niveaux de qualité de l’air recommandés et cibles intermédiaires.
Le tableau ci-dessous indique, pour chaque station de mesure (sur territoire liégeois et à proximité), la moyenne annuelle des concentrations en PM10 depuis 2012. La moyenne annuelle est calculée à partir de l'ensemble des moyennes horaires des concentrations en PM10 sur une année civile (du 01/01 au 31/12 inclus).
La directive 1999/30/CE, remplacée par la directive 2008/50/EC, impose, depuis 01/01/2005, que cette moyenne annuelle ne dépasse pas le seuil de 40 μg/m³.
Concernant les lignes directrices de l’OMS, la dernière cible intermédiaire de 20 µg/m³ est atteinte en tous points depuis 2019. Un effort doit encore être réalisé pour atteindre le niveau recommandé par l’OMS.
Le tableau ci-dessous indique, pour chaque station de mesure (sur territoire liégeois et à proximité), le nombre de jours où les concentrations moyennes de PM10 ont dépassé le seuil de 50 µg/m3. La directive 2008/50/CE, autorise au maximum 35 dépassements (c'est-à-dire 35 jours) de ce seuil par année.
Le tableau ci-dessous indique, pour chaque station de mesure (sur territoire liégeois et à proximité), la moyenne annuelle des concentrations en PM2.5. La moyenne annuelle est calculée à partir de l'ensemble des moyennes horaires des concentrations en PM2.5 sur une année civile (du 01/01 au 31/12 inclus).
La directive 1999/30/CE, remplacée par la directive 2008/50/EC, impose, depuis 01/01/2015, que cette moyenne annuelle ne dépasse pas le seuil de 25 μg/m3.
Concernant les lignes directrices de l’OMS, la dernière cible intermédiaire de 10 µg/m³ est atteinte en tous points depuis 2019. Un effort doit cependant encore être réalisé pour atteindre le niveau recommandé par l’OMS de 5 µg/m³.
Selon la directive européenne 2008/50/CE, le maximum journalier de la moyenne glissante sur 8 heures des concentrations d'ozone, ne peut pas dépasser la valeur cible de 120 µg/m3 plus de 25 fois par année calendrier (en moyenne sur 3 ans). Cela correspond à la valeur cible pour la protection de la santé humaine. L'objectif à long terme est d'arriver à une situation sans aucun dépassement du seuil de 120 µg/m3.